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Auto du e-Trophée Andros / Photo Olivier Perrot
Photo Olivier Perrot
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Trophée Andros à Super-Besse : déjà un soupçon de nostalgie

Le 27 janvier au soir, le rideau tombera définitivement sur le Trophée Andros à l'issue de la dernière manche disputée sur le circuit de Super-Besse. L'aventure qui débutée en 1990 avec une manche auvergnate depuis 1994, prend fin, victime du dérèglement climatique.

Claude Michy et Max Mamers ne cachaient pas une certaine émotion lors de la conférence de presse présentant la dernière manche du Trophée Andros. Le rideau tombera définitivement sur ce championnat à l’issue du traditionnel rendez-vous de Super-Besse, le 27 janvier prochain. Le manque récurrent de neige et de glace ces dernières années, dans les stations de montagne où se déroulent les différentes manches, ont conduit à un inexorable arrêt du Trophée.

« 3 coups de bulldozer »

Super-Besse et le Trophée Andros est une histoire qui dure depuis 30 ans. C’est Max Mamers qui a eu l’idée d’organiser une manche dans la station auvergnate en découvrant les rives du lac des Hermines parfaites pour constituer des tribunes naturelles. Il proposa au maire de l’époque, André Gay, de créer un circuit à côté du lac en mettant « 3 coups de bulldozer ». L’édile accepta mais les travaux furent en réalité bien plus importants que prévu car la zone était une tourbière. Il ne restait plus qu’à trouver un promoteur local capable d’organiser les courses et s’occuper de la surface de la piste. Mamers appela un vieux copain du sport auto capable de se charger de l’affaire : Claude Michy. L’aventure auvergnate était partie pour trois décennies.
Compte tenu du succès public, le duo poussa même jusqu’à organiser 8 super finales au Stade de France, entre 1999 et 2019, pour le bonheur des spectateurs et le malheur des écolos pas vraiment d’accord avec l’idée de livrer une grande quantité de neige dans le stade de Saint-Denis.

Le virage vers la décarbonation n’a pas suffi

À l’age d’or du Trophée Andros, les meilleurs pilotes, en manque de sensations durant la période hivernale, s’affrontaient au cours de courses épiques disputées sur des monstres de près de 350 cv pour la catégorie reine, mais au milieu des années 2010, Max Mamers sentait venir le vent de la décarbonation du sport automobile. Le Trophée devint un e-Trophée et fut même le premier championnat à devenir 100% électrique pour les voitures, pas pour les motos, faute de matériel adapté. Claude Michy qui à plusieurs reprises, a du trouver des solutions pour enneiger la piste bessarde ou décider de faire courir les autos sur « du noir » a, lui aussi, apporté sa pierre pour rendre manifestation plus verte en décidant par exemple de décaler les épreuves en journée pour éviter l’éclairage de la piste ou en proposant des transports en commun depuis Clermont. Malgré tous ces efforts le Trophée est aujourd’hui victime du dérèglement climatique. Max Mamers avait anticipé cette issue, annonçant aux participants, en 2019, un minimum de 5 ans en version électrique, histoire de rentabiliser le matériel. « Nous y sommes… c’est un peu comme si on avait programmé notre retraite », dit-il en ajoutant « on aime bien faire des conneries avec Claude, on ne va pas s’arrêter comme cela ».

Brochette de stars pour la der

Compte tenu de la situation, il faudra donc profiter une dernière fois de l’ultime manche auvergnate qui promet un très beau spectacle et des participants prestigieux. Les habitués du plateau comme Dubourg, Panis, Berthon, Pussier  tenteront de remporter le Trophée qui se joue généralement sur la dernière manche, mais ils devront se méfier des pilotes ne jouant pas le championnat et qui n’ont rien à perdre. Sébastien Loeb est annoncé et Renaud Lavillenie rejoint le plateau Elite Pro. Tous deux ne lâchent jamais question motivation.
Pour le côté plus « people », le rendez-vous de Super Besse sera l’occasion de juger le pilotage des deux journalistes Margot Lafitte et Isabelle Ithurburu, mais aussi de Claudio Capéo. Enfin sur le plateau des motards « givrés » il faudra suivre avec attention Hugo Roche, Romain Gioffre et le riomois Johan Nigon.

Accéder à la billetterie en cliquant Ici (manifestation gratuite pour les moins de  16 ans).

Claude Michy  et Max Mamers / photo DR
Claude Michy et Max Mamers / photo DR

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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