Jean-Pierre Farandou, invité de l’émission de France 2, Complément d’enquête diffusée le 13 février 2025, n’a pas pu faire l’économie d’un couplet consacré à la ligne Intercités Clermont-Paris, surtout après la déclaration de Florent Ménégaux, patron de Michelin, qui avait récemment évoqué l’impact de la mauvaise liaison sur l’attractivité du territoire, parlant même de « tiers-monde ferroviaire ».
Le PDG de la SNCF est revenu sur l’historique qui a conduit à la situation actuelle. « Le service ferroviaire sur Paris-Clermont est difficile. Pourquoi il est difficile ? parce que les outils de travail qui sont mis à notre disposition, c’est-à-dire le matériel roulant, a 40 ans. Et la voie ferrée, il fallait mettre des travaux dedans. Il y a eu des décalages d’investissements énormes » a-t-il expliqué, reprenant que « l’État a pris les bonnes décisions, mais un peu tard » avant de lancer « Je suis désolé pour les Auvergnats. Je les comprends tout à fait. On fait du mieux qu’on peut, on se mobilise à fond. » S’il est vrai que Jean-Pierre Farandou porte actuellement le chapeau, il convient cependant de pointer du doigt l’inaction, durant quatre décennies, des présidents de la République et des ministres des transports successifs, obnubilés par la grande vitesse au détriment des Trains d’Équilibre du Territoire dont l’État à la responsabilité. Mais il ne faut oublier, non plus, l’héritage laissé par les prédécesseurs de Jean-Pierre Farandou à la tête de la SNCF, qui ne se sont pas vraiment mobilisés pour éviter le pire que les usagers vivent actuellement.
La température monte chez les usagers
Il y a un an, la fameuse réunion d’urgence semblait avoir mis un peu d’huile dans les roulement, mais depuis, les remaniements ministériels successifs ont mis fin à la dynamique. Les usagers de la ligne, représentés par Stéphanie Picard, ont expédié leur « rétrainspective 2024 » au Premier ministre et au ministre des Transports, suite notamment suite au grand retard de 12 heures intervenu le 2 janvier dernier. Les usagers déplorent l’absence de réunion du groupe de travail technique depuis 16 mois, (normalement trimestrielles), mais le collectif entretien toujours des contacts permanents avec la direction générale d’Intercités. Il a cependant perdu le contact avec les autres entités de la SNCF ainsi qu’avec l’État. À ce jour aucune nouvelle ne parvient de certaines actions du plan d’urgence comme la pose de grillage et débroussaillage. Alors, la température monte chez les usagers… « Notre collectif n’est pas la fièvre, il est simplement le thermomètre de la dégradation de la qualité de service sur cette ligne et de la colère des usagers qui augmente avec cette dégradation » écrit Stéphanie Picard après la constatation de plusieurs « irritants » : aller-retours supprimés en raison d’un manque de motrices, hausse moyenne de 1,9% des tarifs Intercités (seulement 1,5% pour les TGV) sans aucune justification alors que le gel des tarifs est demandé jusqu’à l’arrivée des rames Oxygène. Un déplacement du ministre des Transports est évoqué depuis plusieurs semaines, mais pour l’instant, sans confirmation.
De son côté la CGT vient de publier un communiqué annonçant qu’après les difficultés rencontrées en janvier et février qui ont conduit à la suppression de trains, la situation ne se rétablira pas avant le 21 mars. Le syndicat annonce déjà que la mise en concurrence sur la ligne ne règlera rien et demande un retour à une SNCF « unifiée et publique ».











Projet gouvernemental sur l’avenir du ferroviaire français: des tgvs partout où c’est possible.. des trains de banlieue pour emmener les travailleurs travailler.. fermeture pour le reste.. la SNCF fonctionnait très bien il y a 30 ans! Sous couvert de libéralisme, on la détruite, avec pour résultat, ce foutoir totale. Quant à Clermont/Paris : entres le terminus à Bercy comme des pestiféré, des trains bien trop souvent en retard, du matériel hors d’âge, un temps de parcours digne de la vapeur, les Auvergnat font preuve d’une incroyable patience… Yen connais qui aurait tout cassé depuis déjà bien longtemps..
SNCF et l’Etat se foutent de la ligne Paris/Clermont comme celle du POLT. Nous avons 20 ans de retard pour la seule remise à niveau de ces 2 lignes structurantes. Les temps de trajet entre les métropoles et Paris sont supérieurs de 20
mn actuellement. Le projet de la LGV POCL est repoussé au delà de 2050 et le schéma directeur pour ces 2 lignes ne
prévoit aucun investissement pour vraiment moderniser ces 2 lignes. Il faut se bouger pour réclamer d’urgence la réalisation de la phase IDF du projet POCL pour 2040 qui permet de réaliser une ligne nouvelle en Y inversé pour relier lignes classiques Paris/Clermont et Paris/Limoges ce qui permet de réaliser Paris/Clermont et Paris/Limoges en
2h30 réclamé depuis plus de 10 ans par 6 Mions d’habitants de la zone concernée.