À Clermont depuis le début du mois de juillet, la place Renoux est fermée à toute circulation. Seuls les piétons peuvent accéder aux commerces situés des deux côtés en empruntant les trottoirs, vestiges de ce qu’était la place auparavant. Avant de lancer le chantier d’aménagement de la zone qui, en 2025 verra passer les bus en site propre dans le cadre d’InspiRe, il a fallu « préparer le terrain ».
La place Renoux va redevenir une vraie place
L’INRAP a d’abord procédé aux fouilles préventives qui ont révélé la présence de sépultures datant du VIIe ou VIIIe siècle, la place abritant l’église Saint-Genès, bâtie au VIIe siècle et détruite en 1794.
Ensuite les services métropolitains, se sont occupés de la végétation de la place. Les prunus ont terminé en copeaux mais les beaux magnolias ont été transplantés au Jardin Lecoq. La phase de consolidation du sous-sol a ensuite débuté. Elle a duré plus longtemps que prévu, car il a fallu injecter beaucoup de matière dans les anciennes caves abandonnées qui ont transformé le plateau central de Clermont en fragile gruyère.
Le sous-sol préparé, c’est ensuite en surface que les équipes ont opéré pour retirer la station C. vélo, le mobilier urbain et la voirie pour laisser place nette. Le balisage des différentes zone vient d’apparaitre préfigurant le nouveau visage de cette place qui va être rendue aux piétons, comme à l’époque où elle accueillait un marché couvert, hélas détruit pour aménager un parking.
Ballainvilliers : la patience est une vertu
Perpendiculaire à la place Renoux la rue Ballainvilliers va, elle aussi passer dans la phase d’aménagement, d’ici la fin du mois de juillet. « Enfin ! » vont pouvoir se dire les commerçants qui subissent depuis de longs mois les désagréments liés à des travaux conséquents et poussiéreux qui paraissent interminables. L’exploitation commerciale se révèle difficile, mais ces derniers témoignent d’une certaine patiente en se projetant dans le futur d’un quartier qui sera sans conteste « The place to be », une fois InspiRe achevé. Pas de trafic automobile envahissant, des bus propres et silencieux, une végétalisation importante vont contribuer à une métamorphose spectaculaire. D’ici là, il faut encore tenir bon avant de profiter des Allées du cardo, axe qui reliera la Place des beaux-arts à la Pyramide et au boulevard Gergovia.
5 000 m² de jardin créés sur l’espace public
Les Allés du Cardo ont fait l’objet d’un concours remporté par le cabinet In Situ – Paysages et Urbanisme, dirigé par Emmanuel Jalbert, architecte paysagiste à qui l’on doit de nombreux aménagements en France. Le cabinet à imaginé un jardin « en lanières » de 5 000 m² au sein d’un espace public de 3,2 hectares. Entre la place Renoux, le haut de Ballainvilliers et le bas de l’avenue Vercingétorix, ce ne sont pas moins de 150 nouveaux arbres qui seront plantés avec une surface de pleine terre passant de 10 à 17%. L’ensemble du programme bénéficiera d’une couverture végétale dense grâce aux arbres conservés et à ceux qui seront plantés. Un complément sera apporté par des jardins linéaires riches en plantes vivaces.
Le mélange eau et verdure a été pensé pour lutter contre les fameux îlots de chaleur. La fontaine de l’obélisque sera restaurée et cinq nouveaux points d’eau seront créés : une « fontaine moussue » place Ballainvilliers, une pierre de brume devant le futur FRAC, des eaux bondissantes devant le musée Bargoin, et des «bains d’oiseaux » au niveau du Jardin Lecoq.















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