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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Quatre-vingt minutes de trop

À Bayonne, vendredi soir, les joueurs de l’ASM n’ont pas donné le moindre espoir à leurs supporteurs. Comme si cet épilogue ne les concernait pas.

Un championnat de Top 14 est un long périple souvent lénifiant, une interminable litanie, parfois un pensum, qui s’achève par un bref acmé pré-estival au cours duquel les cartes sont redistribuées. Deux ou trois matchs tout au plus pour décider du résultat de toute une saison … Après quoi chacun part en vacances, oubliant le short pour le maillot de bain et la musculation pour la bronzette.

Ultime douche

“Tout ça pour ça” aurait-on envie d’écrire après le match de l’ASM Clermont vendredi soir à Bayonne en barrage d’accession aux ½ finales, en fait un vrai ¼ de finale. Match ou plutôt non match de la part des hommes de Christophe Urios sans ressort, sans argument, sans réponse, sans illusion. Ils n’ont rien réussi ou rien tenté, se sont totalement liquéfiés sous la pluie basque, comme absents des débats ou déjà sur la plage.

Avoir traversé des déconvenues et des satisfactions, livré des combats en plein hiver sur des terrains hostiles, obtenu de précieux bonus ici ou là, redressé la barre pour livrer en conclusion une telle indigente prestation paraît presque absurde… Cet inutile appendice à une saison en demi-teinte ressemble en tout cas à une fin en eau de boudin. Pour un peu, il aurait été préférable que le championnat des Clermontois s’achève une semaine plus tôt.

Après l’été

Vendredi prochain, les fans clermontois ne déploieront pas leurs banderoles jaunes et bleues au Groupama Stadium de Lyon. Cela leur évitera peut-être d’assister à une déculottée de leurs favoris face aux ténors toulousains dont on imagine qu’ils ne feront qu’une bouchée des inexpérimentés Bayonnais.

Mais l’histoire du rugby, celle du sport en général, est un éternel recommencement. Les partisans de l’ASM, pas rancuniers pour un sou- à moins qu’ils n’aient la mémoire courte- ne manqueront pas de reprendre le chemin du Stade Marcel-Michelin d’ici quelques semaines. Avec l’enthousiasme qui caractérise les supporteurs et une foi inébranlable en un club qui, nonobstant quelques campagnes médiocres, demeure un pilier du Top 14.

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À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

1 Commentaire

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  • L’équipe aurait dû mener 0-3, mais Urdapilleta a trouvé le moyen de viser le poteau gauche : très précis dans cet exercice – plus que dans l’option de trouver de bonnes touches au-delà de 15 mètres du coup de pied. Bref…
    Le match ? A l’image de la saison : des relances approximatives flagrantes et beaucoup d’imprécisions.
    Le seul aspect positif : le constat de leur entraineur qui indiquait déjà en milieu de seconde mi-temps que l’équipe avait perdu le match. Alors lucide ou absence totale de confiance en ses hommes : on choisira.

    Allez, on passe à autre chose : on espère que les joueurs vont panser leurs plaies et que l’entraineur va passer un peu de temps en thalasso et suivre un régime – on peut difficilement demander à des joueurs d’être exemplaire sur leur hygiène de vie, et avoir un entraineur qui dégage tout sauf de l’énergie positive avec un tel embonpoint.

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