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Photo Fanny Reynaud.
Edito

Où il est question du court-métrage et du Trophée Andros

Le Festival du court-métrage traverse les générations. Le Trophée Andros, dans les monts du Sancy, a déjà 26 ans. Les deux événements, à leur façon, sont solidement installés dans l'hiver clermontois.

D’un côté, le Festival du court-métrage qui draine des dizaines de milliers d’individus du côté de la Maison de la Culture de Clermont, lieu qui, pourtant en soi, n’a rien de fondamentalement aimable. 160.000 entrées selon les chiffres officiels de 2018: un score à faire pâlir d’envie les plus grandes manifestations internationales. Le phénomène hivernal se révèle unique, la passion démesurée et anachronique puisque les vrais cinéphiles ne courent pas les rues dans la réalité et que le court-métrage lui-même ne déplace généralement pas les foules. Il y a donc autre chose…

Une histoire clermontoise

Le succès de ce festival, imaginé dans les amphis enfumés des années 70, s’explique sans doute par une subtile alchimie ville, organisation, esprit, histoire, public, date, et il ne servirait à rien, probablement, de vouloir l’analyser et en extirper la formule magique et ô combien singulière.

Sans doute, le court-métrage est-il intransportable, intransférable, endémique… Appliquer la même recette, avec des ingrédients identiques, dans une autre ville, dans un autre cadre, auprès d’un autre public, et il est peu vraisemblable qu’elle connaisse un tel succès.

Autre vague

La génération des pionniers, des créateurs, ceux qui ont inventé la manifestation, s’efface. Une autre vague a pris la relève, avec une vision parfois différente mais toujours respectueuse. Le passage de relais s’est effectué sans éclat, sans chaos, à l’image même d’une organisation avant tout collective au sein de laquelle il n’y a guère de place pour les têtes qui dépassent (trop). C’est un orchestre qui joue sans chef.

Un succès mécanique

Dans le même week-end qui marque l’ouverture du festival, Super-Besse a pris l’habitude d’accueillir le Trophée Andros. Un tout autre genre d’événement, sportif et mécanique, celui-là, qui, lui aussi, s’est ancré dans le calendrier local. Dans un contexte où le sport-automobile, à l’exception de quelques rendez-vous prestigieux, a du mal à attirer des spectateurs, l’épreuve auvergnate conserve, bon an mal an, son standing. Ce qui n’est pas une mince affaire. Les organisateurs (Max Mamers et Claude Michy) tentent de tenir le cap tout en surfant (ou en glissant) sur l’air du temps. Leur vingt sixième édition met ainsi l’accent sur les moteurs électriques, sans trop concéder à l’esprit originel. La clef du succès, peut-être?

 

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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