Changer de comportement n’est jamais simple quand il s’agit des trajets quotidiens. En 2023, l’expérimentation “Cap ou pas cap” soutenue par l’ADEME, a été lancée par l’association clermontoise OrbiMob’ invitant habitants et pendulaires à tester et adopter des mobilités moins polluantes pendant 30 jours. Si les défis ont été relevés par des citoyens à titre individuel, des entreprises ont aussi joué le jeu.
Les résultats viennent d’être publiés et prouvent qu’avec de la pédagogie et un accompagnement spécifique, le virage vers la mobilité durable est à portée de tous.
Impact environnemental et financier
Grâce à une application mobile dédiée à “Cap ou pas cap“, les participants ont pu suivre en temps réel l’impact de leurs efforts. En 24 mois et quatre sessions de défis, les chiffres sont significatifs : 12 407 kilomètres ont été parcourus sans brûler d’essence et les bénéfices pour la santé et la planète se sont révélés très concrets :
Au niveau pollution locale et climat, ce sont 4 kg d’oxydes d’azote (NOx) qui ont été évités en plein centre-ville, l’équivalent de 210 trajets entre Clermont et Paris mais aussi 6,2 tonnes de CO2 qui n’ont pas été rejetées dans l’atmosphère.
Au niveau pouvoir d’achat : les participants ont économisé au cumul 1 393 €, l’équivalent de 16 pleins d’essence, une somme qui serait plus importante compte tenu de la hausse récente des prix du carburant.
Le déclic du changement
Au-delà de la performance ponctuelle, c’est la psychologie du déplacement qui a évolué. L’expérimentation révèle que 55 % des participants ont désormais le réflexe des mobilités actives (marche, vélo) et que 47 % se sont tournés vers les transports en commun. Pour l’association OrbiMob’, “Cap ou pas cap” prouve que “l’accompagnement collectif et structuré peut produire des effets rapides et mesurables sur les comportements individuels”.
Vers un changement d’échelle ?
Si l’expérimentation “Cao ou pas cap” prend fin, OrbiMob’, riche de ces enseignements scientifiques et humains, souhaite désormais décliner ce modèle auprès des entreprises et des établissements d’enseignement de la métropole.
L’objectif est clair : intégrer ces méthodes de défi collectif dans les stratégies territoriales pour faire de la mobilité durable la norme, et non plus l’exception. Le cap est fixé, reste maintenant aux acteurs locaux à s’emparer de ces résultats pour amplifier la dynamique.













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