Moment solennel ce 27 mars à la mairie de Clermont. Olivier Bianchi, maire sortant, a cédé son fauteuil à Julien Bony, vainqueur des élections municipales à l’issue du second tour. “C’est un instant forcément empreint de beaucoup d’émotions. On prend définitivement le poids de la charge. Je l’ai senti venir depuis dimanche, les choses se mettant en place. Ce matin, en s’installant et en présidant ce conseil municipal, je crois qu’on est à l’aboutissement et on mesure pleinement la responsabilité qui est la nôtre, moi et l’ensemble de l’équipe qui m’accompagne” a déclaré le nouveau maire, à l’issue de ce conseil exceptionnel.
Informer une partie de son équipe
Si l’on a retenu que la mairie de Clermont a basculé à droite après 82 ans de socialisme, il convient de rappeler que Julien Bony, sous l’étiquette Les Républicains, a rassemblé dans sa liste des centristes mais aussi un grand nombre de représentants de la société civile qui n’avaient jusqu’alors pas encore participé à la vie d’une institution. “J’ai dû déjà leur expliquer comment se passe un conseil municipal parce qu’il y a beaucoup d’entrants, beaucoup. Un certain nombre n’avait jamais fait de politique, donc n’avait pas forcément les codes, les rouages. Il était important de leur donner un peu les codes, les enseignements. Et puis je suis très confiant. Moi, j’ai toujours dit qu’il fallait faire de la politique en restant soi-même et en restant naturel. Et donc je pense que les choses vont se faire comme ça avec des gens qui exprimeront d’abord leur sincérité plutôt que de tomber dans les artifices de communication et c’est pas plus mal comme ça” a expliqué l’édile.
Première visite pour la police municipale
À l’issue du conseil, le nouveau maire a entamé une tournée des services en commençant par la police municipale “pour en comprendre le fonctionnement et puis faire le point avec les agents sur les priorités et ce qu’ils attendent aussi de leur municipalité”. Cette visite était bien logique au regard de la place que le thème de la sécurité a prise durant la campagne. Logique également de trouver au poste de premier adjoint Gérald Sertelet, ancien directeur départemental adjoint de la police nationale de la Creuse. À la question de ce que seront les premières mesures prises par le maire, Julien Bony reste sur la question de la sécurité : “Je l’ai dit, c’est d’abord le retour de l’éclairage public. Ça passera par une discussion avec la métropole. Le conseil d’installation de la métropole n’étant que fin avril, ça va prendre peut-être un petit peu plus de temps que prévu, mais en tout cas ce sera la première mesure”.
Réduire les dépenses
Autre thème de campagne, la gestion des finances de la ville. Le nouvel élu a déjà entamé une séquence sobriété en réduisant le nombre d’adjoints de 21 à 12 : “On a divisé ce nombre par deux parce que j’avais expliqué pendant la campagne que nous ferions des économies sur le fonctionnement de la municipalité, sur son organisation, sur son train de vie. Et donc nous l’avons appliqué déjà ce matin, c’est déjà une première mesure” explique Julien Bony.
“Il y aura d’autres économies sur le train de vie de la municipalité, dans les frais de mandat, dans les déplacements, dans l’organisation des services et évidemment en renforçant la mutualisation avec les services de la métropole, en jouant la carte de la digitalisation. En fait on a plein de pistes d’économies. Mais déjà, en réduisant à 12, on fait près de 200 000 euros d’économie par an, ce qui n’est pas négligeable. Sur un budget de 245 millions, certains me disent que c’est une goutte d’eau, que c’est un symbole, mais en tout cas le symbole est là. 200 000 euros, c’est 200 000 euros qui au lieu d’aller dans la poche des adjoints iront au service des administrés”. Le nouveau maire ajoute : “J’ai fait le choix d’en avoir 12, c’est aussi le choix d’avoir une équipe resserrée. Je ne crois pas à l’adage plus on est nombreux, plus on est efficace, au contraire j’ai plutôt tendance à penser l’inverse”.
Julien Bony ne souhaite pas être président de la métropole
Julien Bony ne sera pas président de la métropole Julien Bony l’a toujours dit, il ne souhaite pas prendre la tête de la métropole même s’il a conscience de l’importance de la représentation de la ville-centre au sein de l’institution. Il faudra attendre la fin du mois d’avril pour connaître le nom du président qui sera désigné par les 21 maires. D’ici là, il fera le tour des communes pour “retendre le lien entre les différentes communes parce qu’on a bien vu parfois certains projets qui penchaient un peu trop pour la ville-centre”.
Les 12 adjoints et leurs fonctions
Premier Adjoint à la sécurité du quotidien et à la politique mémorielle : Gérald SERTELET
2e Adjointe à l’urbanisme et au cadre de vie : Géraldine BASTIEN
3e Adjoint au commerce, à l’artisanat et au tourisme : Stanislas RENIE
4e Adjointe à la culture et au rayonnement international : Catherine PINET TALLON
5e Adjoint à la santé, aux solidarités et à la politique de la ville : Alexis BLONDEAU
6e Adjointe à la vie locale et associative : Valentine TEZENAS DU MONTCEL
7e Adjoint aux sports : Thomas LORBLANCHET
8e Adjointe à l’enfance, à la jeunesse et à la vie étudiante : Fatima BISMIR
9e Adjoint aux espaces publics et aux déplacements du quotidien : François MERLET
10e Adjointe à l’habitat, au logement et à la transition écologique : Bernadette OLEKSIAK
11e Adjoint aux finances et à l’économie sociale et solidaire : Robert PAGES
12e Adjointe à l’égalité des droits et à la lutte contre les discriminations : Cécile LAPORTE











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