Né en 1970, en Italie, Giovanni Perugini a travaillé dans un atelier où l’on restaurait des monuments grecs et romains tout en suivant des études littéraires. Cette période a autant marqué sa pratique artistique que son approche de la vie. Assembler des morceaux et des fragments qu’ils soient ceux de l’existence, ou d’une œuvre d’art ancienne, revient finalement à recomposer un ensemble auquel on tente ensuite de trouver ou de donner un sens. À contrario, décorréler des éléments crée quelques chose de très fort, ouvrant la porte à de nouvelles relations et à de nouveaux objets bien réels, s’éloignant de la représentation pure.
3 600 négatifs trouvés dans une poubelle par Perugini
Le Labo 1880 présente actuellement une sélection du travail de Giovanni Perugini, très inspiré par l’antiquité mais à sa façon, c’est à dire déstructuré et reconstruit par juxtaposition. Très présent par le biais de la sculpture ancienne, le corps devient un sujet de prédilection dans une représentation plus contemporaine. La photographie reste une base de travail complétée par l’apport d’autres matériaux
comme la peinture, le métal, le bois, ou le plastique.
Importante partie de l’exposition, la série intitulée Where is the man est un temps fort de la vie artiste. Un jour de pluie, Giovanni Perugini est tombé sur une poubelle posée dans la rue, remplie de 3 600 négatifs plus ou moins en bon état. Il a récupéré, autopsié ce qui s’est révélé être des photographies datant des années 70 de nus masculins. Renvoyant vers les statues grecques, la trouvaille était parfaite pour alimenter une incessante quête de recomposition et partir à la rencontre d’un inconnu.
Exposition photographies fragmentées Giovani Perugini, jusqu’au 20 juillet au Labo 1880, 16 rue du port à Clermont. Du jeudi au samedi de 14h à 19h.














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