D’une flagrante médiocrité en début de saison, le Clermont Foot est devenu statistiquement et objectivement la pire équipe de Ligue 2 depuis la courte trêve hivernale. Elle s’est délitée au fil des journées, a baissé pavillon au fur et à mesure des échecs … Incapable de performer devant les plus faibles formations du championnat, insuffisante pour inquiéter les mieux classées, inopérante devant son public, impuissante à l’extérieur, perméable et inoffensive, maladroite et inefficace, sans réaction, sans solution et sans talent, l’équipe a glissé inexorablement dans les tréfonds du classement, flirtant longtemps avec la zone rouge avant de s’y enliser. Pensionnaire de Ligue 1 il y a encore quelques mois, le club est désormais aux portes du National, un niveau où il n’avait plus évolué depuis deux décennies. La spirale est si négative, les signes de révolte inexistant que l’on imagine mal les joueurs de Laurent Batlles se sauver même s’ils devaient- in fine- disputer un barrage. En ont-ils seulement la volonté ?
Chute libre
Pour en arriver à ce fiasco, les erreurs ont sans aucun doute été nombreuses et cela à tous les niveaux : durant l’intersaison, dans le recrutement, dans le management, dans le choix de l’encadrement, dans la gestion des matchs… Et l’on peut même se demander si les premiers symptômes ne sont pas apparus en fait lorsque Pascal Gastien, alors entraîneur, a annoncé son départ imminent il y a dix-huit mois. Le club venait de finir huitième à l’issue de sa seconde saison en Ligue 1. Un résultat ô combien prometteur mais finalement trompeur…
Le courage des supporters
Dans le contexte actuel de sinistrose, les supporters du club ont un certain mérite à ne pas avoir délaissé les travées du stade Gabriel-Montpied. Ils veulent encore croire en des jours meilleurs et espérer que le gâchis ne sera pas complet. Comme eux, on a envie de soutenir un club qui fait partie intégrante de la vie de la cité. Comme eux, on souhaite un avenir pour le football de haut niveau à Clermont. Et, quel que soit le verdict dans un peu plus d’un mois, l’on a presque hâte que cette saison indigente se termine.









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