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Le parc Bargoin de Chamalières est parfois méconnu des Clermontois.
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Le charme discret et élégant du Parc Bargoin

Ancienne propriété du pharmacien Jean-Baptiste Bargoin, le parc du même nom est moins connu et moins fréquenté que le Jardin Lecoq. Sur les hauteurs de Chamalières, il est néanmoins apprécié par les promeneurs qui recherchent la tranquillité.

C’est un jardin extraordinaire” disait dans sa célèbre chanson Charles Trenet. Un qualificatif qui sied parfaitement au parc Bargoin de Chamalières. Situé sur les hauteurs de la commune, il offre une vue imprenable sur la ville. L’écrin abrite quelques 800 arbres qui représentent près de 60 espèces de végétaux aux origines géographiques diverses. Autant de spécimens sur lesquels veillent attentivement cinq jardiniers, un apprenti et un stagiaire. Parmi les merveilles que recèle l’endroit, on compte “des Séquoias géants de Californie, des Ginkgos bilobas ou arbres au quarante écus, venus tout droit de Chine, des Cèdres du Liban et de l’Atlas, des Platanes centenaires et des Calocèdres” souligne Jean-Pascal Portmann, responsable du lieu depuis 21 ans. Ce dernier arpente les allées du jardin, hiver comme été, avec toujours la même passion. 

Propriété du département   

Cet érable au tronc particulier est remarquable.

Le parc Bargoin est la propriété du Conseil départemental du Puy-de-Dôme depuis un legs en 1886. Le responsable raconte : “Jean-Baptiste Bargoin, pharmacien, a fait fortune au XIX e siècle grâce au café «Gland Doux» qu’ il créa en compagnie de son ami Henri Lecoq. Mais l’homme perdit son épouse et ses deux fils. Veuf et privé de ses enfants, il légua sa superbe propriété de 7 hectares et demi au département”. Aujourd’hui, le lieu est certes très prisé des promeneurs mais il reste relativement méconnu des Clermontois, trop attachés au jardin Lecoq. “L’endroit a le charme d’un jardin anglais, assez sauvage, avec des écureuils, des pics-verts, des chouettes. J’y ai même déjà vu un chevreuil” explique Jean-Pascal Portmann. Les jardiniers veillent à préserver la biodiversité. Ainsi, la fauche y est désormais tardive, et les prairies sont fleuries afin de permettre aux insectes et aux mulots de s’y épanouir. Des nichoirs pour les oiseaux ont été installés, ainsi que des hôtels pour les insectes. Des ruches sont même présentes afin de permettre aux insectes de polliniser.  Depuis 10 ans, aucun produit phytosanitaire n’est répandu.

Un érable qui se distingue

Je conseille aux promeneurs de s’arrêter vers les pièces d’eau, les bassins. Les sous-bois, appelés allée de Versailles, sont aussi très appréciés pour pique-niquer par exemple” précise le responsable du parc. Autre conseil : ne manquez pas d’admirer l’un des plus gros érables de France, âgé de 250 ans et doté d’une impressionnante circonférence de 7 mètres. Un sacré tour de taille… Cet été, et jusqu’au 18 octobre, le lieu abrite une exposition de photos de l’Ambertois Roger Jourdain, présentée par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme. Vingt sept photos d’hommes et de femmes saisies lors des nombreux voyages que le photographe a accompli à travers le monde. Elles constituent une raison supplémentaire de venir arpenter les belles allées du parc et prendre l’air sur les hauteurs de Chamalières.

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