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Une Pascaline / Photo 7 Jours à Clermont
Une Pascaline / Photo 7 Jours à Clermont
Patrimoine

La justice a suspendu la vente aux enchères de la Pascaline chez Christie’s

In extremis, la justice a suspendu temporairement la vente aux enchères prévue ce mercredi 19 novembre d'une rarissime Pascaline par la Maison Christie's.

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L'Essentiel

La vente aux enchères de la rarissime Pascaline de 1642, prévue pour le 19 novembre chez Christie's, a été suspendue par le Tribunal administratif de Paris en raison d'un certificat d'exportation bloqué.

Des associations et des spécialistes, dont Laurence Plazenet, ont exprimé leur inquiétude quant à la nécessité de classer cet exemplaire comme "trésor national" afin de protéger son avenir en France.

Le ministère de la Culture a défendu sa position en indiquant que des experts avaient validé l'exportation, tandis que le tribunal doit maintenant se prononcer sur le fond de l'affaire.

La vente aux enchères de la Pascaline de 1642 qui devait avoir lieu ce 19 novembre à la Maison de vente parisienne Christie’s, est suspendue provisoirement sur décision de justice. Les juges du Tribunal administratif de Paris ont bloqué le certificat d’exportation du seul exemplaire connu de la machine à calculer de Blaise Pascal avec fonction d’arpentage.
Au delà de l’estimation financière du 2 à 3 millions d’euros, c’est davantage la valeur scientifique inestimable qu’il faut prendre en compte avec cet exemplaire exceptionnel. Jusqu’à présent, il était détenu dans une collection privée, mais il aurait bien pu s’envoler pour l’étranger alors qu’il mérite d’être classé « trésor national » ce qui interdirait tout passage de frontière. Cette procédure de classement aurait donné 30 mois aux institutions pour trouver les moyens financiers pour racheter la Pascaline.

La Pascaline reste pour l’instant à Paris

C’est précisément cette non qualification qui a fait tiquer plusieurs associations et professeurs réputés. Une tribune cosignée par plusieurs centaines de personnes dont Laurence Plazenet, grande spécialiste de Pascal et enseignante à Clermont, à d’ailleurs été publiée, il y a quelques semaines, dans Le Monde. L’idée était de pousser l’idée que cette machine doit rester dans les collections nationales.
Les associations, qui ont saisi la justice, expliquent avoir appris la vente en septembre dernier seulement, lorsque Christie’s a commencé à communiquer. Elles pensaient pouvoir demander le classement au Ministère de la culture, mais il existe un délai à respecter. De son côté le ministère a défendu sa procédure en avançant que deux experts, du Centre national des arts et métiers et du Louvre avaient donné leur accord en mai dernier pour la délivrance du certificat d’exportation.
Pour l’instant la vente est suspendue. La Pascaline reste à Paris et le tribunal devra prochainement juger sur le fond. Cette affaire n’est pas sans rappeler celle du tableau de Jean Siméon Chardin « Le panier de fraises », qui vendu aux enchères en 2022, a failli partir aux USA. (lire notre article C’est un Chardin extraordinaire… prêté par le Louvre au MARQ)

L’illustration de cet article présente un modèle de Pascaline différent de celui qui devait être mis en vente. 

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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