Étienne Pascal, est né en 1588 à Clermont, avant le rapprochement avec Montferrand. D’abord conseiller du roi pour l’élection de Basse-Auvergne, puis second président à la Cour des aides de Montferrand, il quitte l’Auvergne après une période de disgrâce pour prendre le poste de premier président à la Cour des aides de Normandie. Il a pour mission de remettre de l’ordre dans les recettes fiscales de la province. Cette tâche lui impose un nombre considérable de calculs comptables et évaluations de la superficie des terres. Voyant son père crouler sous les opération, Blaise, né quelques années plus tôt à Clermont, décide de l’aider en inventant la Pascaline. Le génie met au point une machine capable de mécaniser le calcul mental. Il va même plus loin que les simples additions, soustractions, multiplications et divisions, en imaginant des évolutions pour les calculs monétaires et les calculs des distances pour l’arpentage.
La Pascaline, première machine à calculer de l’histoire
Considérée aujourd’hui comme la première machine à calculer de l’histoire, la Pascaline ne s’est pas vendue en un grand nombre d’exemplaires à l’époque, probablement un vingtaine, malgré les efforts de son concepteur qui employait les méthodes de ce qui allait devenir, bien plus tard, la communication et le marketing.
Il ne resterait aujourd’hui que 9 exemplaires de la Pascaline dans le monde, dont 8 conservés dans des musées en Europe. Le musée Lecoq de Clermont en possède deux, la société IBM une, qui dit-on, aurait beaucoup servi en interne dans les années 60.
Une seule Pascaline est encore détenue par un privé, elle est issue de la collection de Léon Parcé disparu en 1979, à l’âge de 85 ans. Ce dernier spécialiste de Blaise Pascal possédait d’ailleurs des éditions anciennes des ouvrages du philosophe dont le premier exemplaire des Pensées. Christie’s soumettra également aux enchères une quinzaine de volumes de Pascal, dont ce premier exemplaire estimé entre 200 et 300 000 euros et d’autres ouvrages de Montaigne, Descartes et Newton.
Paris, New-York, Hong Kong
Dans la catalogue de la vente, Christie’s décrit la Pascaline présentée comme une machine d’arpentage à 8 Roues : 5 de 10, 1 de 6 et 2 de 12, d’une dimension de 36 x 12,5 x 6,5 cm, datant de 1642. Fabriquée en laiton avec caissette de bois ornée de baguettes d’ébène”, elle est la seule connue destinée au calcul des arpentages. La maison de vente estime que cet exemplaire devrait changer de mains pour 2 à 3 millions d’euros. Compte tenu de sa rareté la machine est exposée chez Christie’s à Paris jusqu’au 23 septembre. Elle sera ensuite présentée à New York du 11 au 15 octobre puis à Hong Kong du 23 au 29 avant de revenir à Paris pour être exposé à partir du 13 novembre et jusqu’au jour de la vente parisienne le 19 novembre.
La photo illustrant cet article présente la Pascaline à 6 roues, du chevalier Durant-Pascal, avec coffret conservée au Muséum d’histoire naturelle Henri Lecoq. Elle est différente de celle de la collection Parcé qui en compte 8, car destinée aux géomètres.












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