Ex premier ministre désormais patron de la SNCF, Jean Castex a rendu visite aux Auvergnats comme il l’avait promis. Et comme on pouvait s’y attendre il n’a pas fait d’annonce tonitruante à propos de la ligne Clermont-Paris, d’autant que le ministre en charge des transports Philippe Tabarot, avait annoncé la veille de sa venue, le gel des tarifs sur cette liaison Intercités pour 2026.
À propos des dates de livraison et de mise en service des rames Oxygène qui doivent tout de même permettre une amélioration de la situation, le successeur de Jean-Pierre Farandou n’a fait que rappeler les dates avancées par le constructeur CAF. En d’autres termes, lui même n’a pas de confirmation ferme sur les dates de livraison, mais il fera en sorte d’en avoir.
En attendant, il faudra continuer à circuler avec les vieux Corail tirés par des motrices usées jusqu’à la corde mais qui bénéficient d’une surcroit de maintenance. Jean Castex s’est également montré attentif aux remontées des usagers sur la qualité de service à bord.
Une enveloppe de 700M€ pour la période 2026-2032
Le PDG de la SNCF a cependant entrouvert la porte de l’avenir en annonçant une enveloppe de 700 Millions d’euros supplémentaires consacrés à la poursuite de la mise à niveau de la ligne pour la période 2026 à 2032, qui s’ajouteront aux 760 Millions engagés depuis 2018. 170 Millions seront consacrés à l’évolution de la fourniture d’électricité aux rames Oxygène pour offrir des meilleures performances. Cette enveloppe de 700 Millions doit sortir du portefeuille de la SNCF dans le cadre de l’entretien courant des lignes.
Castex à propos du Lyon-Bordeaux
Sur le sujet irritant du Lyon-Bordeaux par Massy, Jean Castex a rappelé que la ligne fermée en 2014 qui passait pas le centre de la France était déficitaire. S’il se montre favorable à l’idée d’une double ligne TGV et TET, la réouverture de l’ancienne ligne, désormais en mauvais état, nécessitera des investissements lourds que la SNCF ne pourra prendre en charge qu’avec les bénéfices générés par les lignes à grande vitesse. Or l’ouverture à la concurrence sur les grands axes a fatalement un impact sur la rentabilité…
Selon nos confrères de Ici Pays d’Auvergne Jean Castex est arrivé avec un retard de 20 minutes à Paris. Sur son trajet retour, l’Intercités à bord duquel il était monté, à été immobilisé. Le train qui le précédait a heurté un sanglier au sud de Montargis.











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