Le renforcement du dispositif de vidéoprotection était à l’ordre du jour du dernier conseil municipal clermontois de l’année. Cette aide à la lutte contre les différentes formes de délinquance revient souvent dans les débats et encore plus en période électorale, alors que les statistiques prouvent que la capitale de l’Auvergne, jadis réputée pour être une ville calme, a progressé sur le front de la violence.
Lors du dernier conseil municipal de l’année 2025, les élus ont approuvé le schéma directeur de videoprotection, fixant les orientations du dispositif municipal sur la période 2026 à 2031.
Ce schéma prévoit la poursuite du déploiement du réseau mais aussi la modernisation des équipements existants. Durant les 6 années à venir, l’installation de 100 nouvelles caméras est programmé, mais aussi le remplacement de 30 caméras devenues obsolètes. En la matière, la préconisation est de renouveler ce type de matériel tous les sept ans. Ce renouvellement peut parfois être accompagné de repositionnements ou de réorientations pour répondre plus efficacement aux besoins. Conformément aux usages la liste précise des emplacements des nouvelles caméras sera présentée annuellement au conseil municipal.
Vidéoprotection et vidéosurveillance quelles différences ?
Selon les services de l’État, les dispositifs de vidéoprotection filment la voie publique et les lieux ouverts au public comme les rues, gares, centres commerciaux, zones marchandes, équipement sportifs, alors que les dispositifs de vidéosurveillance filment les lieux non ouverts au public comme les réserves d’un magasin, les entrepôts, les propriété privée, les copropriété fermée… Dans le premier cas les dispositifs sont soumis à autorisation préfectorale et une demande d’autorisation doit être déposée. Dans le second, aucune demande n’est nécessaire si aucune des caméras ne filme des zones accessibles au public. Pour les deux dispositifs, il est demandé une conformité aux règles de protection des données personnelles.
Selon le ministère de l’Intérieur, la vidéoprotection n’est pas une solution miracle à une problématique de délinquance, mais elle est un outil complémentaire. Elle ne remplace pas la présence humaine. Toujours selon le ministère, la pertinence d’un dispositif n’est pas liée au nombre de caméras. La ville de Nice qui est championne de France du nombre de caméras en possède 5 000, l’a constaté en octobre dernier. Ce réseaux fort développé n’a pas empêché un dramatique épisode lié au narcotrafic qui a fait 2 morts et 5 blessés. La multiplication des caméras renforce en revanche le sentiment de sécurité des citoyens, permettent la détection de comportements suspects et les enregistrements se révèlent utiles pour la justice dans le cadre des enquêtes.
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