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Source Christian Barbalat.
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Jacques Brel: des souvenirs clermontois…

En 1978 disparaissait Jacques Brel. Le chanteur du "plat pays", réfugié aux Iles Marquises, connut le succès à chacun de ses passages clermontois, du Novelty à l'Opéra.

Il les avait si bien chantées. Avec un mélange de gravité et de sérénité, de profondeur et de légèreté. Il s’y était retiré, fuyant l’agitation du monde, celle du music- hall, en particulier. Et c’est là, aux Iles Marquises, qu’il repose, au cimetière d’Atuona, pas très loin de la tombe de Paul Gauguin, dans un paysage immuable, balayé par les vents de l’océan Pacifique. Un havre de paix.

Brel, l’homme du plat pays, où le vent souffle là aussi, celui de la mer du Nord. Brel, le poète agité, déchaîné, le chanteur jusqu’au-boutiste, celui qui laissait tout sur scène. Brel le comédien, le Don Quichotte de L’Homme de la Mancha, celui de Mon oncle Benjamin ou de L’Emmerdeur.

Une « bête » de scène

Brel lors de ses débuts au Novelty- source Christian Barbalat.

Pour l’artiste, qui a débuté au Théâtre des Trois Baudets auprès de Jacques Canetti, la consécration est au rendez-vous dès la fin des années 50. Bientôt, il enchaîne les tournées, entraînant un public toujours plus nombreux et conquis. Car Jacques Brel est une « bête » de scène.

A Clermont, au Novelty, d’abord (où il vint pour la première fois le 16 mai 1957), à l’Opéra ensuite, lors de chacun de ses passages, il fait salle comble. Les documents (des photos, des coupures de presse) que nous a fait parvenir Christian Barbalat, le fils de l’ancien directeur de l’opéra, en témoignent.

Une rue à Clermont

Brel aurait pu mourir aux Marquises. L’histoire serait peut-être plus belle. Mais c’est à l’Hôpital Avicenne de Bobigny que, malade, il a vécu ses derniers jours. Quelques Clermontois, peut-être, se rappellent encore de ses prestations enflammées. Sinon, il nous reste ses disques qui suscitent toujours autant d’émotion.  Clermont lui a donné le nom d’une rue, pas très loin du Parc Montjuzet et aussi celui d’une salle (à Croix-Neyrat), tout comme la commune d’Aulnat. Le mieux, pour se souvenir, reste peut-être encore d‘écouter La chanson des vieux amants

Remerciements à Christian Barbalat. 

 

Article de Hebdo, le 21 mai 1978.

 

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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