Bien-sûr, il ferait bon s’évader, tremper ses doigts de pied dans une mer de corail. Un genre de sea, sex and sun idéal. Sea, si tout va bien; sex, dans le meilleur des cas mais le temps, c’est sûr, n’arrange rien à l’affaire; sun, un peu mais pas trop si l’on en croit les dermatologues…
S’éloigner, donc, ne serait-ce que pour voir plus loin que le bout de son nez, quelle qu’en soit la longueur, et s’offrir un autre horizon que la silhouette arrondie du puy de Dôme dont nul n’est censé ignorer qu’il est désormais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Toutefois, le départ n’est pas donné à tout le monde, et pour d’autres, les vacances appartiennent déjà au passé. Pour ceux-là, août se conjugue avec Clermont. Dont acte…
Dans ce cas, mieux vaut faire contre mauvaise fortune bon cœur et tenter d’extraire le meilleur d’un temps qui n’est pas tout à fait comme les autres et d’une ville qui présente un visage singulier, une atmosphère différente.
Se promener au matin
En août, en réalité, c’est une autre ville qui s’offre au regard de ceux qui prennent soin de l’observer, débarrassée de quelques scories qui en altèrent la physionomie …Une ville sans heurts, sans tension, sans bouchon, une ville apaisée, presque calme. Une cité à redécouvrir avec ses caractéristiques architecturales, ses coins intimes, ses vieilles pierres, son atmosphère provinciale, son histoire, son identité.
Les plus fringants, les plus curieux (s’il en reste dans notre société d’hyper-communication et d’hyper-banalisation) n’hésiteront pas à traîner dans les rues au matin lorsque la chaleur n’a pas encore étouffé les velléités et que les couleurs se révèlent contrastées. C’est l’heure idéale, l’heure tranquille… Un peu plus tard, ils s’installeront peut-être à la terrasse d’un café, à la Victoire (incontournable) ou peut-être rue Ballainvilliers ou à Trudaine.
Paresseuse et fréquentable
La ville a ses incontournables, qu’il n’est pas nécessaire de présenter, mais elle compte aussi ses petites places singulières (comme le Changil ou la place du Mazet), ses ruelles ombragées, ses belles demeures, ses cours intérieures, ses passages discrets et parfois ses jardins secrets, entre Gaillard et Saint-Alyre, par exemple.
En août, Clermont est paresseuse. Et cela la rend hautement fréquentable. A condition, toutefois, d’être en paix avec soi-même. Où que l’on aille, en effet, on n’échappe pas à ses propres fantômes…
Tu as raisoncomme toujours… comme souvent