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Chris Esquerre présente son deuxième spectacle samedi 13 janvier à la Coopé. Crédit : Jean Tholance
Culture Week-End

Chris Esquerre, humoriste : “Ca me rassure de ne pas être l’héritier de qui que ce soit”.

Remarqué sur France Inter et Canal+ (La Revue de presse des journaux que personne ne lit, Télé Oléron, Importantissime), et après son premier seul-en-scène vu par plus de 300.000 personnes, Chris Esquerre signe un deuxième spectacle aussi drôle que singulier. Avec “Sur rendez-vous”, il sera à l’affiche de la Coopé ce samedi 13 janvier. Il a accepté de répondre à nos questions.

7 Jours à Clermont : Vous serez bientôt sur la scène de la Coopérative de Mai. A quoi ressemble votre spectacle?

Chris Esquerre :  En théorie, il vaut mieux qu’il ne ressemble à rien d’autre puisque j’ai essayé de faire quelque chose de différent. Ce n’est pas du stand-up, je suis bien seul en scène à parler. On peut qualifier mon humour de pince-sans-rire, en effet je dis des énormités sans en avoir l’air. Il s’agit d’un personnage un peu grotesque, qui a du mal à démarrer son spectacle. En fait, ce que je propose est difficile à résumer. Dans les spectacles d’humour, ce ne sont pas tant les thèmes abordés qui donnent envie de voir la performance. On va plutôt voir quelqu’un dont on aime le style.

7J :  Ce spectacle laisse plus de  place à vos angoisses que le précédent. Considérez-vous que le rire est un moyen de combattre ces angoisses?

CE : Ça peut être le cas. Dans ce spectacle, par exemple, il y a tout un passage sur la mort, qui pourrait être une façon de conjurer le sort. Mais ce n’est pas si autobiographique que ça. Comme ce n’est pas un stand-up, il ne s’agit pas d’un spectacle sur ma vie. Ce sont davantage des trouvailles pour surprendre les gens et les faire rire, y compris sur la forme du spectacle, et pas seulement sur le texte, les mimiques ou le jeu.

7J : Parfois on qualifie votre humour de lunaire, d’alternatif, de pince-sans-rire. Comment le définiriez-vous?

CE : Je n’aime pas trop “lunaire”: cela donne l’impression que c’est davantage poétique voire pénible. Au contraire, ”alternatif” me plaît bien car il y a un côté underground qui peut être sympa. Je n’ai pas de modèle conscient donc on ne peut pas dire “Ah il fait comme untel”. Je trouve finalement bien agréable de proposer quelque chose de singulier. En ça, c’est alternatif, c’est une alternative à tout ce qui se fait d’autre.

7J : Vous le disiez, vous n’avez pas forcément de références en humour…

CE : Non, mais j’ai été marqué par Les Deschiens, quand je regardais la télévision. J’ai beaucoup aimé cette façon de faire rire sans vannes, sans gags, uniquement par une présence et une ambiance. Je trouvais cela très très fort. Je dirais qu’ils m’ont un peu inspiré involontairement. Ce que je fais, ce n’est pas pour autant Les Deschiens. A la maison, on écoutait Coluche, je l’admirais mais mon spectacle n’a rien à voir avec Coluche. Je veille à n’avoir aucune influence,  à faire des choses pas trop vues. Ça me rassure de ne pas être l’héritier de qui que ce soit.

7J : Aux débuts du spectacle, vous aviez mis en place une permanence téléphonique pour votre public. Est-elle toujours d’actualité? Quelles sont les questions les plus fréquentes?

CE : Le téléphone est souvent éteint mais peut-être pourrais-je le remettre en route pour Clermont-Ferrand? Le numéro indiqué sur ma page Facebook est le bon : 06.59.59.00.02.  Les gens appelaient pour savoir si c’était vraiment moi. Comme heures de permanence, j’avais pris un malin plaisir de proposer le mardi et le dimanche de 7 à 8 heures. Des gens mettaient leur réveil et je décrochais, je jouais vraiment le jeu. Ils me disaient “C’est vraiment vous?”. Je leur répondais “oui oui c’est moi. Qu’est ce que je peux faire pour vous?”, tout en prenant mon petit déjeuner. J’ai reçu énormément de SMS, plus de 4000 mais je n’ai pas eu tant d’appels que cela, les gens n’y croyaient pas.  

7J : Connaissez-vous un peu Clermont-Ferrand?

CE : Non, j’ai dû y passer enfant avec mes parents en camping-car lorsque nous revenions d’Italie, mais je n’y suis pas revenu depuis. Je connais Clermont en raison de Michelin, je suis un passionné de bagnoles et je lis beaucoup de journaux consacrés à l’auto. Quand on s’intéresse aux voitures, on s’intéresse aussi aux pneus. Je n’ai pas l’air comme ça mais je m’y connais bien en technologie automobile.  Ça sera ma première à Clermont et je prendrai le temps de m’y promener un peu.

7J : Que diriez-vous à quelqu’un qui hésiterait encore à venir vous voir sur scène?

CE : Je ne tenterais pas de  le convaincre. Je lui dirais que s’il hésite, ce n’est sans doute pas la bonne et qu’il faut peut-être qu’il attende la prochaine fois. Je l’encouragerais plutôt à rester chez lui et, du coup, à avoir un gros regret de ne pas être venu. Après, si cette personne aime la bière, elle peut venir seulement à la fin et je me ferais un plaisir d’en partager une avec elle, tout en lui racontant le spectacle. Ça peut être un compromis qui tient la route.   

Samedi 13 Janvier, 20h30
La Coopé
Rue Serge Gainsbourg, à Clermont-Ferrand   

À propos de l'auteur

Catherine Lopes

Catherine Lopes

Journaliste diplômée de l’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille, Catherine arrive en Auvergne en 2006 et fait ses armes sur Clermont Première. Après plusieurs années de collaboration,  elle découvre ensuite le monde de la pige et travaille pour plusieurs sociétés de production. Elle écrit aussi pour le web et fait de la radio. Véritable touche à tout, Catherine aime avant tout raconter des histoires.

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