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Camille Delteil / Photo P. Thivat
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Entretiens Sports

Camille Delteil : « Mes volcans me manquent un peu et la truffade aussi »

Le rugby féminin ne cesse de se développer un peu partout en France. À cette occasion, nous avons pu échanger avec Camille Delteil joueuse du Stade Rochelais, auvergnate de naissance.

Loin de ses monts du Cantal qu’elle n’oublie pas pour autant, Camille Delteil, ancienne trois quart-centres de l’ASM Romagnat rugby féminin porte aujourd’hui les couleurs du Stade Rochelais. Entre études pour l’obtention d’un master RSE et développement durable et la pratique du rugby en Élite 2, la jeune femme de 25 ans a un emploi du temps bien chargé.

« J’aimerais que les matchs soient plus disputés »

7 Jours à Clermont : Camille, comment se passe cette nouvelle vie dans cette magnifique ville de La Rochelle ?
Camille Delteil : Le bord de mer est vraiment dépaysant, cela me change de mes montagnes et de mes vallées du Cantal. Pour mon job, je suis engagée au sein de l’association du Stade Rochelais sur le volet RSE et fond de dotation. Je travaille avec des associations solidaires et nous menons aussi des projets sociaux au sein de nos propres associations. Côté rugby, nous avons de superbes infrastructures pour nous entraîner. Le groupe et le staff sont vraiment bien, ce qui nous permet de travailler dans d’excellentes conditions.

7JàC : Vous faites parties intégrantes du Stade Rochelais ?
C. D : Il y a eu la création d’un centre d’entraînement ou une partie est réservée aux pros et une autre partie est pour l’association où s’entraînent les espoirs, les filles, mais aussi le basket . Nous sommes au même endroit que les pros, pas aux mêmes horaires et avec chacun son aile pour s’entraîner. Nous bénéficions également d’un suivi médical avec des kinés, des médecins qui nous suivent régulièrement et qui se situent à proximité.

7JàC : Comment se passe cette saison en Élite 2 où vous survolez ce championnat ?
C. D : Nous n’avons qu’une défaite chez les « Valkyries » chez elles. Nous allons aborder les phases finales le premier juin et les objectifs sont de les remporter et d’effectuer le match de barrage pour accéder à l’Élite 1 même si nous sommes conscientes de l’écart qui existe entre les deux niveaux. Dans le contenu des matchs en tant que compétitrice, j’aimerais que les matchs soient plus disputés. Quand on mène de 30 points à la mi- temps, on sait que la rencontre est déjà pliée. Notre groupe est très jeune, vit bien et avec Juliette Prat, ancienne de la maison « jaune et bleu », nous essayons humblement d’apporter l’expérience que nous avons a connu à l’ASM Romagnat.

Des liens forts avec l’ASM Romagnat

7JàC : Je suppose que tu as gardé des liens avec tes anciennes coéquipières de l’ASM Romagnat Rugby
Féminin ?
Camille Delteil : Oui tout à fait et notamment avec Élise (Pignot) et Mathilde (Lazarko). Je suis très heureuse de revoir les filles quand je reviens sur Clermont-Ferrand. J’ai gardé des liens forts avec ce club. Mes volcans me manquent un peu et la truffade aussi, même si je suis très gâtée au niveau des fruits de mer que j’apprécie particulièrement.

7JàC : Le rugby féminin est en plein essor. Quels sont tes ressentis à ce sujet ?
C. D : Le rugby féminin est en plein développement, il y a de plus en plus de licenciées ! J’ai lu qu’il y avait des pourparlers pour trouver des diffuseurs pour des matchs d’Élite 1. Les mentalités changent, le rugby féminin peut être médiatisé davantage, car il plaît aux supporters comme nous l’avons vu lors du match au Michelin contre Bordeaux où il y avait plus de 6000 spectateurs. Notre discipline avance et cela est vraiment positif.

7JàC : Pour conclure, tu es restée pas mal de temps en Nouvelle Zélande en 2022. Que retiens-tu de ce
voyage ?
C. D : J’ai été marquée par l’ouverture d’esprit des gens que j’ai rencontré dans ce pays où tout est bien pour moi. La culture est très différente de chez nous, cela fait du bien de voir autre chose, dans cette terre où le rugby est très, très présent. J’ai eu la chance de voir la petite finale de la coupe du monde de rugby entre la France et le Canada, cela reste un super souvenir. De plus, les paysages sont magnifiques entre la mer et les montagnes. Ces dernières m’ont rappelé celles de mon Cantal.

À propos de l'auteur

Philippe Thivat

Philippe Thivat, est correspondant d’un hebdomadaire dans l’Allier et intervenant auprès de l’ASM Romagnat rugby féminin en tant que rédacteur journaliste sportif. Il est également engagé dans le rugby citoyen qui œuvre grâce à ce sport à l’intégration des personnes handicapées et de personnes migrantes.

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