Brigitte Bardot : tant l’ont critiqué pour ses idées politiques. Tant l’ont moqué pour son amour absolu des animaux comme si seule l’humanité avait droit au respect. Tant lui ont mis des bâtons dans les roues dans son combat forcené. Ils se retrouvent pourtant aujourd’hui dans le cortège de louanges, le foisonnement d’hommages qui suivent, comme une ombre, le décès de B.B, l’icône française et la star planétaire. Ceux-là, qui encensent les morts plus qu’ils n’aiment les vivants, ne sont pas à une contradiction ou une hypocrisie près.
Sensible et courageuse
7 Jours à Clermont n’a pas attendu le départ de Brigitte Bardot pour évoquer tout à la fois son charisme et son courage, son aura et son action ni lui témoigner son admiration. Deux éditoriaux lui furent consacrés, le 25 juillet 2022 (Initials B.B.) et il y a peu plus de deux mois, le 6 octobre 2025 (B.B. envers et contre tout). Deux textes que les lecteurs pourront évidemment retrouver si le cœur leur en dit.
En cherchant quelque objet, l’autre jour, dans un placard bondé, je suis tombé par hasard sur une lettre que l’ex égérie de la « Nouvelle vague » m’avait écrite pour me remercier de ma modeste contribution à la cause animale. Simple, sincère, chaleureuse, personnelle, amicale et agrémentée d’une fleur dessinée à la main aux côtés de son prénom. Un « cadeau » qui, hélas, aujourd’hui, prend une toute autre valeur.
Son œuvre
Bardot n’était pas la misanthrope que l’on veut parfois décrire, elle se montrait certes déçue par le monde tel qu’il est et elle se battait sans compter pour qu’il soit meilleur. Souhaitons simplement que son action inlassable soit poursuivie au sein de sa fondation- et ailleurs- et que les animaux qui l’ont entourée jusqu’au bout de son existence à Saint-Tropez trouvent refuge. Gageons que ce fut sa dernière préoccupation avant de s’éteindre.
Au fond, la cause animale a été le vrai combat de sa vie et sa seule œuvre authentique. Le reste, c’était du cinéma…
Marc François











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