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Une image du clip "Et la rivière coule".
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Belfour : un clip magique avant la sortie d’un EP

Le clip de Belfour, qui accompagne le titre "Si la rivière coule" a été réalisé par Elizabeth Marre au Lac de Servières et aux Roches Tuilière et Sanadoire. Son atmosphère étrange lui a valu d'être sélectionné lors du dernier Festival du court-métrage de Clermont.

C’est au printemps prochain que le groupe Belfour, originaire de Clermont, devrait sortir son premier EP, riche de six titres. Sous une musique charnelle et hypnotique, le duo délivre tantôt des mélodies entêtantes, tantôt des chansons à la douceur trompeuses. L’univers intime et singulier de Michael Sacchetti et Lucie Mena, leurs sonorités atmosphériques, n’ont pas laissé insensible Bertrand Cantat qui a décidé de leur confier ses premières parties. C’est d’ailleurs dans ce contexte « voyageur » que l’EP a été enregistré, par monts et par vaux, dans les coins et recoins de l’hexagone. Les titres, désormais en français, ont été mixés par Seb Marc qui a travaillé avec Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg ou encore Etienne Daho. Il bénéficie aussi de la collaboration de Pascal Humbert (le bassiste de Detroit, aux côtés de Bertrand Cantat) qui a ressenti un véritable coup de cœur pour l’indie rock feutré des Clermontois.

Brumeux, étrange

Le titre Si la rivière coule, qui oscille entre douceur et tension, a fait l’objet d’un superbe clip réalisée par Elizabeth Marre, dont le court-métrage Manon sur le bitume fut nommée aux Oscars 2009.” Nous avons vraiment trouvé l’univers visuel qui nous correspondait grâce à ce clip à la fois mystérieux, étrange et magique” estime Lucie Mena. Réalisatrice, première assistante sur de nombreux films et comédienne, Elizabeth Marre a traduit le climat de la chanson, en installant sa caméra dans les paysages brumeux de l’Auvergne, au bord d’un lac, dans la forêt ou encore le long d’une petite route, au soleil couchant. La production a été assurée par un cinéaste parisien lui-même amoureux de l’Auvergne.

Deux jours de tournage, plusieurs mois de préparation

Le tournage a duré deux jours mais a nécessité plusieurs mois de préparation pour la recherche des masques d’animaux réalistes, très difficiles à trouver mais aussi pour les repérages, les demandes d’autorisations etc… Il s’est déroulé au lac de Servières et aux Roches Tuilière et Sanadoire. Nous avons eu une météo très particulière avec de la neige le premier jour  (unique jour en 2019) mais aussi du soleil et du vent du nord ce qui a rendu le tournage très difficile… Heureusement un ami nous avait prêté un chalet au bord du lac et un autre ami un Camping Car ce qui a permis à toute l’équipe (une trentaine le premier jour) de se réchauffer à des moments, comme autour de la fameuse truffade de la renommée « Marcelle” à Douharesse qui a cuisiné spécialement  pour l’occasion! ” explique le duo. La qualité du clip n’a pas échappé à l’équipe de Sauve Qui Peut le Court-Métrage. Le film a ainsi été sélectionné pour le récent Festival International du Court-Métrage (29 janvier au 6 février). Au-delà de cette récompense, il représente aussi une belle expérience que Lucie Mena et Michael Sacchetti ne sont pas près d’oublier. ” Cette chanson parle d’amitié et le scénario d’Elizabeth nous a amené à réunir une dizaines d’amis d’enfances et de proches mais aussi des inconnus qui nous ont prêté mains fortes, une belle façon de rendre hommage à la chanson… Une expérience très forte humainement et artistiquement ” souligne le duo qui attend avec impatience de pouvoir retrouver la scène. Mais ça, c’est une autre histoire…

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7 Jours à Clermont

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