Les parkings-relais, souvent identifiés P+R, sont des pièces essentielles du grand puzzle InspiRe qui vit ses derniers mois de chantiers avant la mise en service du nouveau réseau de transports en commun clermontois. Pointée lors d’une enquête publique, la capacité trop faible des équipements envisagés initialement, a pu être retravaillée et revue à la hausse, malgré la difficulté pour la métropole de trouver du foncier disponible autour de Clermont, pourtant indispensable pour créer des parkings gourmands en m². Finalement la capacité passera de 5 P+R et 1 400 places en 2023 à 27 P+R et 3 300 places début 2026, grâce à des réaménagements et à la création de 3 nouveaux parkings.
Renforçant l’intermodalité, l’ensemble du dispositif doit simplifier la vie des usagers convergeant, régulièrement ou non, vers le centre de Clermont en leur proposant des parkings périphériques et une offre performante en transports en commun, que ce soit en bus, en tram ou en tram-bus. Le but final est naturellement de faire baisser le trafic automobile pour fluidifier les déplacements et compenser la disparition des places de stationnement dans le cadre du meilleur partage de l’espace public sur lequel repose le programme InspiRe. Le coût des trois nouveaux parkings est estimé à un peu plus de 10 millions d’euros.
3 nouveaux parking construits en 2025
“Trois nouveaux sites, qui seront les trois principaux parcs relais inaugurés à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, sont annoncés aujourd’hui, mais ce sont 3 parkings parmi 27″ explique Fabrice Beaulieu.”Ce sont les parking de Durtol, à l’entrée Ouest de la métropole pour un peu plus de 70 places, le parking de la Pardieu à la sortie de l’A75 qui offrira un peu moins de 200 places et le parking du Brézet sur la rue Jules Verne à l’entrée de l’A711, donc l’entrée Est, qui va offrir de l’ordre de 290 places” précise le directeur de l’ingénierie de l’aménagement et de la mobilité de Clermont Auvergne Métropole. “Un P+R n’est pas un totem, il ne résout pas les problèmes de mobilités par contre, associé à un réseau de transports performant, dense, fréquent, rapide, il offre une alternative à la voiture en centre ville pour les périurbains qui doivent rentrer tous les jours dans Clermont pour travailler, pour leurs activités. Les parkings ont été mis aux entrées de villes. Un P+R doit à la fois être proche d’une infrastructure routière importante et proche d’une infrastructure de transport en commun. Les deux principales structures construites en 2025 sont les lignes B et C. La ligne C commence à Durtol et Durtol est une commune d’entrée Ouest de la métropole. On a des flux importants qui arrivent quotidiennement par cette commune et usuellement rentrent dans Clermont. L’enjeu est d’en capter quelques uns pour éviter que le centre ville ne soit embolisé par les embouteillages et les voitures”.
L’utilisation des parkings-relais assujettie aux titres de transports
Ce qui va caractériser le fonctionnement des parkings relais est la simplicité. Les voitures rentreront sans contrôle avec ouverture automatique d’une barrière mais il conviendra de justifier, en sortie, l’utilisation conjointe des parking et des transports en commun afin d’éviter qu’ils ne soient utilisés pour le stationnement dit “ventouse”. Pour les utilisateurs stationnant sur les P+R sans justifier de l’utilisation des transport en commun, un règlement prévoira un ticket de sortie pas encore défini, mais sans doute élevé dans un but dissuasif. Il sera donc sans doute nécessaire de faire de la pédagogie dans les premières semaines d’ouverture. “La pédagogie, il faut toujours en faire” reprend Fabrice Beaulieu. “Quand on change les règles et les habitudes des gens, il faut les accompagner, leur expliquer. Il faudra peut-être appliquer une tolérance un peu supérieure à ce qu’elle sera à long terme, quand tout le monde aura compris. Mais oui, il y aura de la pédagogie et de l’information.”
Penser à l’après InspiRe
“Puisque tout cela se termine, je veux remercier les habitants de la métropole qui on été extrêmement patients et qui vont bientôt bénéficier de ce que l’on a voulu faire” déclare Olivier Bianchi. “Mais je pense à ceux qui râlent, les pendulaires, qui habitant en dehors de la métropole et qui ont subi les conséquences de nos décisions sans avoir la même qualité d’alternative que les habitants des 21 communes. Rappelez-vous à l’ouverture de la ligne A, qui est intra-muros, les maires des communes métropolitaines disaient, si on veut faire un bon transport public, il faut l’élargir aux communes… c’est ce que l’on fait avec InspiRe. Ce que les gens me disent aujourd’hui, c’est que si on veut être pertinent, il faut élargir au département et aux autres établissements publics de coopération intercommunale, parce que quand on habite à Riom et que l’on travaille à Ladoux, quand on habite aux Martres-de-Veyre ou que l’on descend des Combrailles, en réalité, la voiture n’a pas d’alternative. Tout cela repose sur l’alliance des territoires avec la Région” précise le président de la métropole, qui voit dans le “RER métropolitain” l’opportunité de compléter InspiRe. S’agissant du ferroviaire, la compétence revient à la Région AuRA et il convient de faire les investissements nécessaires pour développer le parc de matériel pour qu’il soit en capacité d’absorber une augmentation conséquente du cadencement. Pour Olivier Bianchi, il est temps de se mettre autour de la table et de discuter de l’avenir des déplacements sur une zone qui dépasse largement les frontières métropolitaines. L’ère post InspiRe commence à se dessiner.














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