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TER, colonne vertébrale du SERM / Photo 7 Jours à Clermont
Photo 7 Jours à Clermont
Vie publique

Début de l’étude sur le SERM, le « RER » métropolitain Clermont-Auvergne

11 acteurs partenaires, impliqués dans les projets de mobilité du territoire, viennent de lancer le SERM, Service Express régional Métropolitain, Clermont Auvergne. Il s'agit d'une nouvelle étape vers la définition de la manière dont on se déplacera dans les années 2030, sur une vaste zone autour de Clermont forte de 700 000 habitants.

En évoquant, fin 2023, la réflexion sur le développement d’une offre type transport urbain autour d’une dizaine de grandes métropoles françaises, le président Macron avait utilisé le terme de « RER Métropolitain ». Si tout le monde comprend l’idée, cette appellation est en réalité inappropriée car la réflexion porte sur une vision multimodale et non exclusivement ferroviaire. On parle aujourd’hui de SERM, Service Express régional Métropolitain.
La réflexion sur le SERM Clermont Auvergne vient d’être lancée, au même moment que celle sur Grenoble. Cela est une excellente nouvelle car au départ, Emmanuel Macron évoquait seulement une dizaine métropoles. Pour la Région AuRA, il n’y avait que Lyon, mais les élus régionaux se sont battus pour une extension conséquente. Au final, il y aura 24 SERM, dont six pour la région Auvergne – Rhône-Alpes : Clermont, Lyon, Saint-Etienne, Grenoble, Chambéry et une zone frontalière avec la Suisse. L’ouverture du dossier SERM Clermont-Auvergne dès aujourd’hui, donne l’opportunité au territoire, de prendre un train d’avance… sans mauvais jeu de mots.

Pourquoi une étude sur un SERM ?

On le sait, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre passe par une réduction de la part de l’utilisation des véhicules thermiques au profit des transports en commun. Mais, même lorsque le parc aura muté vers des véhicules propres, subsistera la problématique de l’envahissement des métropoles par les voitures particulières et de la fluidité sur les routes. La part de l’utilisation des transports en commun doit donc impérativement grimper, mais encore faut-il un service bien plus développé qu’aujourd’hui, notamment en dehors des métropoles qui, elles, sont déjà dotées de réseaux de transports. Pour cela, la réflexion doit être poussée en faveur de ce que l’on appelle la multimodalité, qui consiste à cumuler différents moyens de déplacement à disposition des habitants qui se déplacent quotidiennement en particulier pour se rendre sur leur lieu de travail. Mais si l’on veut un système pratique et fonctionnel, les amplitudes horaires et les fréquences doivent être nettement plus importantes qu’elles ne le sont aujourd’hui afin de retrouver le même niveau de praticité que le véhicule particulier.

11 acteurs réunis dans la réflexion

Le SERM Clermont-Auvergne concerne une vaste zone qui s’étend de Saint-Germain-des-Fossés-Vichy à Issoire-Brioudes sur l’axe Nord-Sud et de Clermont à Thiers sur l’axe Ouest-Est. Pour lancer la démarche et l’étude, il a fallu réunir tous les acteurs concernés et ce, quelle que soit leur obédience politique : la Région AuRA qui est à la manœuvre car elle possède la compétence TER, véritable colonne vertébrale du dispositif, mais aussi la Préfecture de région, les communautés d’agglomération de Vichy, RLV (Riom-Limagne & Volcans) et Issoire, le pôle métropolitain Clermont-Vichy, les syndicats de transports de Thiers et Clermont, la SNCF Gares, SNCF Réseau  et la Société des Grands Projets.
L’ensemble de la zone représente environ 700 000 habitants qui ont tous besoins de se déplacer. Si le SERM se nomme Clermont-Auvergne cela ne veut pas dire que l’étude va porter uniquement sur la convergence vers Clermont. Il s’agit bien de prendre aussi en compte les impacts sociaux et économiques des déplacements des habitants de toute la zone selon le principe du maillage. La phase dite de préfiguration sera terminée à l’été 2026 et les premiers effets devraient être constatés en 2029, année d’ouverture des TER à la concurrence. Cette première phase est estimée à un peu plus de 2 millions d’euros hors-taxe. L’État en prend 50% à sa charge, la région 25% le dernier 1/4 étant reparti sur tous les autres partenaires.

Horizon 2032

« On attend pas le résultat des études pour avancer » explique Frédéric Aguilera, maire de Vichy, vice-président de la région AuRA en charge des transports « En 2024, ce sont 5 300 trains en plus qui ont circulé, c’est une ponctualité qui s’est améliorée, là on vient de lancer un investissement de plus de 50 millions d’euros pour la construction à Clermont, d’ateliers de maintenance, on a aussi commandé les trains à hydrogène qui vont circuler sur l’Auvergne. Donc, il faut avoir en tête que l’on avance et que l’on attend pas les études. On a l’impression que 2029 est loin, mais dès maintenant, on s’active pour améliorer la qualité des transports sur l’Auvergne ». Frédéric Aguilera regarde l’existant et voit aussi l’arrivée de la concurrence comme un catalyseur « Dans toutes les régions où il y a eu l’ouverture à la concurrence, ils ont trouvé des moyens pour produire plus d’allers-retours avec le même parc. Je pense que du côté Auvergne, on peut être plus productif avec le même matériel, c’est la première marche » Le SERM va donc permettre d’imaginer la manière dont les Auvergnats vont se déplacer au début des années 2030. L’objectif est de remettre les haltes ferroviaires à niveau, de travailler tous les aspects de l’intermodalité et d’avoir des cadencements et des amplitudes renforcés. « Qu’attendent les usagers ? Ce sont des transports plus simples. On a déjà la carte Oura qui est une bonne base, mais il faut peut-être une tarification unique, il faut qu’avec la même carte, on puisse prendre le bus InspiRe de Jaude pour la gare, prendre le train, arriver à Vichy puis prendre les vélos en libre service et toujours avec cette carte avant de reprendre le train pour Lyon et utiliser les transports en commun sur place… cela aussi on va y réfléchir dans le cadre de l’étude » poursuit Frédéric Aguilera.

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À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

1 Commentaire

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  • Bonjour

    Concernant le SERM bonne idée soit-elle je propose d’y associer la ville de Moulins-sur-Allier, par bessay-sur-allier et Varennes-Sur-Allier puis de Saint-Germain-des-Fossés jusqu’à Brioude car il en va de l’égalité des territoires.
    De même au départ de Moulins-sur-Allier jusqu’à Gannat par Saint-Germain-des-Fossés jusqu’à Brioude il est anormal que la voie, St Germain des Fossés jusqu’à Gannat ne soit pas utilisée 7 jours/7 en 2025!!

    Merci d’évoquer l’équité entre Moulins-sur-Allier et Brioude par Vichy, Moulins-sur-Allier et Brioude par Gannat et l’évolution en fusion pour des rames allant Thiers à Volvic en passant par Clermont-Ferrand et Clermont la rotonde.
    Cordialement

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