Le Jardin Lecoq restera fermé quatre matinées, jusqu’à 11h30, du lundi 27 au jeudi 30 janvier. La ville va procéder à l’abattage d’un grand hêtre pourpre, situé sur la partie haute du jardin, non loin des locaux techniques des jardiniers. Cet arbre, présente un état de santé médiocre car il souffre d’une maladie déjà avancée. Un champignon le ronge et le fragilise, ce qui a déjà entraîné des chutes de grosses branches. Pour assurer la sécurité du public qui fréquente le jardin, il est donc devenu indispensable de le supprimer. C’est également pour une question de sécurité que le jardin restera fermé pendant le travail de coupe et d’abattage. Cet arbre sera remplacé par un ptérocaryer du Caucase, (Pterocarya fraxinifolia, aussi appelé Noyer du Caucase), un arbre à feuilles caduques de la famille des Juglandaceae originaire des vallées du Caucase et de l’Elbourz qui peut atteindre 25 mètres de haut pour 20 mètres d’envergure.
La vie et la mort des arbres dans les jardins publics
L’abattage d’un arbre est toujours traumatisant, encore plus, lorsqu’il s’agit d’un exemplaire ancien et de belle taille au cœur d’un jardin public. Son remplacement par un autre qui paraît ridiculement petit, ne comble évidemment pas le manque.
Même s’ils ont fini par s’habituer à son absence, les Clermontois parlent encore du séquoia géant, abattu en décembre 2023, lui aussi pour des raisons sanitaires. Mais lorsque les tronçonneuses se mettent en route, elle rappellent finalement qu’un arbre à une durée de vie et qu’il peut tomber malade avant de mourir de vieillesse. Il faut également rappeler que le jardin Lecoq a été ouvert au milieux du XIXe siècle et que les arbres ne sont pas censés vivre une éternité en milieu urbain, encore moins dans un environnement pollué. Abattre de vieux arbres est inéluctable dans un jardin ancien un mal pour un bien puisque leur remplacement peut permettre de choisir des essences qui résistent mieux au milieu et aux changements climatiques.











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