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Joël Rigal lors de l'enregistrement à la chapelle des Cordeliers / Photo Olivier Perrot
Culture

“Chopin-Schubert” 13ème album du pianiste Joël Rigal

Chopin et Schubert ont une place de choix dans le 13ème album de Joël Rigal qui vient de paraître. Fidèle aux instruments d’époque, le pianiste a choisi d’interpréter les œuvres sur des instruments du XIXe siècle.

Depuis de nombreuses années Joël Rigal se passionne pour les claviers anciens en particulier les pianos de facture française. Il convient de rappeler qu’avant d’être dépassés par le géant Steinway et les marques asiatiques, les facteurs de l’hexagone ont longtemps tenu le haut du pavé et s’exportaient dans le monde entier. Toujours en quête d’authenticité, le pianiste clermontois a souhaité pour son nouvel album interpréter des œuvres de Chopin et Schubert sur des instruments se rapprochant le plus possible  de ceux qu’utilisaient ces compositeurs. L’écoute  mérite donc d’apporter une attention particulière à la fois l’interprétation très proche des partitions originales et à la sonorité  des deux instruments utilisés qui nous ramène directement au XIXe siècle.

Erard et Pleyel au centre du patrimoine français

Pour interpréter Schubert dont la musique a été écrite au tout début du XIXe siècle, un piano de concert Erard fait merveille. Il sonne comme à l’époque et sa mécanique déjà sophistiquée permet une toute relative facilité pour jouer les enchaînements de notes. Pour Chopin qui vécu à Paris, un Pleyel s’impose d’office. Il  jouait la plupart du temps sur cette marque qui  mettait même des instruments à sa disposition. Aujourd’hui, les pianos anciens, en particulier les pianos à queue, font partie de l’histoire de la musique et du patrimoine.  Certains sont classés, d’autres entretenus ou même entièrement restaurés pour pouvoir être joués.
Joël Rigal possède un piano Erard de 1843, il suffisait de trouver un lieu pour enregistrer la partie consacrée à Schubert dans de bonnes conditions. C’est le Conseil départemental du Puy-de-Dôme qui a apporté la solution en mettant à disposition la chapelle des Cordeliers à Clermont où la réverbération naturelle convient bien à ce type d’instrument. Pour Chopin c’est à Thiers qu’a eu lieu la prise de son, dans un remarquable lieu du centre historique. L’ancien hôtel  particulier de la Baronne de Thiers (une cousine de Louis XIV) propriété actuelle de Sian Vogel Mulder, qui l’a transformé en maison d’Hôte.  Dans le salon de la Baronne  laquelle trône un beau Pleyel de 1895 qui ne demandait qu’à être enregistré. A noter que la prise de son à été confié à Didier Lamaze du studio Palissy, réputé pour ses prises de son de pianos, notamment dans le milieu du jazz.

Un album romantique

Au delà  de l’aspect patrimonial ce nouvel album est avant tout un album de musique romantique. Joël Rigal interprète Etudes, Valses, Préludes, Nocturnes, Mazurka et Polonaises de Chopin, des Impromptus et des Valses sentimentales pour Schubert. En bonus, un extrait du Carnaval de Vienne de Schumann, autre grand représentant de la musique romantique.  Joël Rigal propose une lecture « actuelle et vivante » des œuvres, loin du formatage sonore actuelle.  Une fois l’oreille habituée aux sonorités anciennes, l’auditeur n’a plus qu’à se laisser envahir par un flot de romantisme porté par un éclairage finalement « nouveau ».

la pochette du CD. Portrait par F.Schmitt

« Chopin-Schubert »  par Joël Rigal,
disponible à la Librairie les Volcans,
sur le site www.phonolithe.fr
et par correspondance depuis le site www.joelrigal.com

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