Tours en feu puis tours qui s’effondrent, comme un château de cartes, les « twin towers » désarticulées, réduites en débris, en décombres, avec, au beau milieu, des milliers de vie anéanties. Des gens se précipitent dans le vide depuis les fenêtres, tandis que d’autres périssent dans les flammes. Fracas, effroi, incompréhension, stupéfaction… Au bas du World Trade Center qui n’est plus qu’un gigantesque amas de gravats fumant, des sirènes hurlent tandis qu’un nuage de poussières toxiques inonde les rues de la mégapole et que les images effarantes font aussitôt le tour du monde. Aux Etats-Unis, c’est encore le début d’une journée de fin d’été ; l’après-midi a déjà commencé en France.
Universel et intime
Nul d’entre nous n’a sans doute oublié où il se trouvait, ce qu’il faisait, à l’heure même où il découvrait l’horreur de l’attentat terroriste. Preuve que les événements hors-norme, ceux qui marquent l’histoire, se mêlent étrangement à l’intimité de nos vies et se conjuguent avec nos émotions les plus secrètes.
L’histoire se poursuit
D’un autre côté, le 11 septembre 2001 nous a en quelque sorte précipités dans le XXI e siècle, mettant à mal les certitudes, les utopies, rebattant les cartes de la géopolitique internationale. Le monde, divisé en deux blocs, avait cessé d’exister avec l’effondrement de l’ « empire » soviétique et les illusions d’une planète apaisée volaient subitement en éclat. De toute évidence, le 11 septembre 2001 n’était pas un cauchemar mais un symptôme.
Un quart de siècle a passé et les images du World Trade Center restent imprégnées dans nos mémoires, même si d’autres, tout aussi brutales, viennent se superposer et agiter les consciences des uns ou des autres. Elles nous disent que la folie des hommes n’aura pas de fin.
Marc François













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