L’urbanisme ne peut désormais plus faire l’économie d’une approche écologique. Un double enjeu s’est invité dans la politique publique. Il s’agit à la fois de protéger la population des pics de chaleurs tout en assurant une gestion économe et solidaire de l’eau. Pour atteindre ces objectifs, « renaturer » la ville et devenu indispensable. Les arbres et les végétaux doivent être nombreux pour luter contre les îlots de chaleur et les sols doivent être désartificialisés afin de permettre aux eaux pluviales de rejoindre naturellement et directement les nappes phréatiques sans passer par les circuits d’assainissement. C’est que l’on nomme “la ville éponge”. Dans le cadre des grands chantiers de transformation et de modernisation, métropole et ville de Clermont ont lancé un vaste programme de végétalisation et de désartificialisation pour répondre à ces enjeux. Cette année 2025 sera une année charnière, durant laquelle il sera facile de constater que Clermont s’est mis au vert après des années de bitumisation et bétonisation.
Le premier arbre d’InspiRe
Le 1er des 3 000 arbres prévus le long des 27 km des deux lignes InspiRe vient d’être planté dans le quartier de l’Oradou. Le symbole était fort dans ce quartier qui avec celui de Ballainvillers est une zone particulièrement impactée par les travaux depuis de très très long mois. Les opposants au projet n’ont pas manqué de faire remarquer que 380 arbres ont été abattus pour les besoins de la construction des deux lignes, mais comme nous l’avait expliqué Renaud Ducher, architecte paysagiste, œuvrant au sein de l’équipe de maîtrise d’œuvre d’Inspire, 250 arbres, disparaissent annuellement victimes d’accidents de la circulation, de malveillance ou abattus pour des questions sanitaires, les arbres n’étant pas aptes à résister très longtemps dans un milieu urbain. Le premier sujet InspiRe est un frêne à fleurs, choisi pour ses capacités de résistances aux conditions climatiques actuelles.
Plusieurs spots en cours de verdissement
Parallèlement aux plantations d’InspiRe, ville et métropole ont “mis le turbo” en matière de végétalisation de manière à répondre à l’urgence climatique mais aussi pour coller au calendrier politique. Il ne faut pas oublier qu’Olivier Bianchi termine son second mandat en 2026 et qu’un volet écologique était intégré aux promesses de campagne.
Ainsi l’année 2025 sera ponctuée par l’ouverture en avril de la coulée verte de Vallières, un nouveau petit parc d’1,5 hectares avec 66 arbres plantés et 80% de surface végétalisée. Suivront ensuite, l’ouverture au public durant l’été de la première tranche de 2,5 hectares du parc Saint-Jean, sur le site des anciens abattoirs, celle du parc Champfleuri-Petites Sœurs des Pauvres de 0.9 hectare. La livraison de la “forêt” du secteur Regenburg qui comptera, sur 1,2 hectares 300 arbres dont 110 nouvellement plantés est annoncée pour septembre. Le parc de la Muraille à Saint-Jacques et ses 500 nouveaux arbres accueillera quant à lui ses premiers visiteurs au printemps 2026.












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