L'Essentiel
Le projet de Schéma Directeur Cyclable, qui représente un investissement de 31 millions d’euros, vise à développer un réseau de 365 km d'aménagements cyclables d'ici 2026, ce qui facilitera davantage l'usage du vélo.
Parmi les facteurs ayant contribué à cette hausse, on note la crise du Covid, l'évolution du matériel avec l'assistance électrique, ainsi que le développement du parc de vélos en libre-service, particulièrement pour la population jeune.
Les anti-cyclistes ont beau répéter que les aménagements cyclables de la métropole clermontoise sont inutiles et représentent une dépense inconsidérée d’argent public, les statistiques prouvent le contraire. Entre 2018 et 2024, l’augmentation de fréquentation des cyclistes a augmenté de 55% dans l’agglomération clermontoise, selon les chiffres du SMTC-AC, l’organisme métropolitain qui gère l’ensemble des mobilités. Évidemment, il ne faut pas s’emballer sur cette spectaculaire augmentation car la capitale de l’Auvergne était particulièrement en retard sur la pratique de la bicyclette lorsqu’elle a lancé son schéma cyclable en 2018.
Il convient d’avantage de regarder la part modale du vélo par rapport aux autres moyens de transports. Le pourcentage est moins spectaculaire mais tout aussi révélateur d’une pratique nettement en hausse. L’objectif de passer de 2% à 5% en 2030, sera sans doute atteint au regard de l’évolution actuelle, et on est donc bien loin du cliché d’une métropole souhaitant, à tout prix, éradiquer la voiture du centre ville.
Une hausse multifactorielle
Plusieurs facteurs ont joué sur le développement de la pratique quotidienne du vélo depuis 2018, à commencer par la crise du Covid avec les fameuses « corona-pistes » qui permettaient de contourner le problème de la promiscuité des transports en commun. Il y a eu aussi l’évolution du matériel, avec l’arrivée de l’assistance électrique. Ces deux premiers facteurs ne sont pas spécifique à Clermont contrairement au développement du parc de vélos en libre service C-Vélo qui joue un rôle dans la hausse de la pratique davantage sur la population jeune sans moyen personnel de transport que sur la population dite active. On observe également une bascule voiture-vélo pour certains automobilistes qui ont tenté l’expérience 2 roues pour échapper aux bouchons et aux difficultés de circulation récurrentes, liées aux multiples chantiers du projet InspiRe.
Toujours plus d’aménagements
Le Schéma Directeur Cyclable métropolitain, projet à 31 millions d’euros avec un rythme de croisière de 3 à 5 millions d’euros investis chaque année, prévoit le déploiement d’aménagements structurés autour d’un réseau principal, baptisé « C.réseau », matérialisé au sol par des bandes rouges et blanches. Reliant actuellement 12 communes de la métropole, il est constitué uniquement de 141 km de pistes cyclables sécurisées et de 38 km de voies vertes. Se connectent à C.réseau l’ensemble des autres aménagements est constitué de 96 km de bande cyclable, 50 km de double-sens cyclables, 1,4 km de voies de bus partagées et 17,3 km d’aménagements mixtes. Au total fin 2025, le schéma affichera 344 km d’aménagement cyclables et passera à 365 km en 2026 dont 190 en piste sécurisées.
En parallèle le SMTC-AC implantera 23 nouvelles stations C.vélo en libre-service à Cournon, Le Cendre et Beaumont. La métropole comptera alors 80 stations.











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