L'Essentiel
Il évoque les souvenirs de son père tapissier et les traces de Couthon dans la ville, notamment une Pietà sur la façade de sa maison, tout en soulignant l'évolution complexe de ce personnage historique.
Juquin déplore le manque de reconnaissance de Clermont-Ferrand envers Couthon, guillotiné en 1794, laissant entendre que la ville pourrait avoir une certaine réticence à célébrer son héritage.
Dans le cadre du cycle “Dernières Nouvelles de Demain”, l’ancien porte-parole du PCF, devenu ensuite écologiste, raconte non seulement Georges Couthon mais également une foule d’anecdotes sur Clermont-Ferrand, et sur “La Marseillaise” de Renoir (1938), le film qui sera projeté en 1ère partie. « C’est le premier film que j’ai vu enfant » se souvient Pierre Juquin. « Mon père avait cotisé 20 sous. Le film était entièrement financé par une souscription lancée par la CGT. A sa sortie, mon instituteur avait accompagné la classe de CM1 de Saint-Jacques, invitée gratuitement à la projection. La séance avait démarré en retard, nous scandions : rendez-nous nos 20 sous ! » Le film a failli être perdu et a disparu pendant la guerre. Une copie a été retrouvée par hasard pour pouvoir être remastérisée.
Couthon immortel sur les façades clermontoise ?
Pierre Juquin est un humaniste, mais c’est aussi un conteur. Il livre des histoires assez drôles qu’il est sans doute l’un des derniers à connaître, tant sur le film que sur Georges Couthon, « né à Orcet en 1755. Il existe encore des traces de son passage sur les façades. Mon père, tapissier, m’expliquait tout cela lorsque j’étais enfant. » Clermontois lui aussi, Pierre Juquin est né rue de l’Enfer, à deux pas de la rue Ballainvilliers. « Il y a une maison sur la façade de laquelle il y a une Pietà. C’est la maison qu’habitait Georges Couthon et cette Pietà fut déposée dans cette niche d’après mon père « par de pieuses mains pour expier les péchés du monstre » après sa décapitation. » Comme le confirme la récente publication des documents conservés aux Archives départementales, « Couthon ne fut pas tout d’une pièce. Il a beaucoup évolué. Clermont-Ferrand a du mal à rendre la place qu’il mérite à ce député guillotiné à Paris en 1794. Évoquer l’ami de Robespierre au Comité de salut public semble encore malaisé » regrette le Pierre Juquin. Clermont et le Puy-de-Dôme auraient-ils eu honte de Georges Couthon ?
Mardi 14 novembre,18h30, Cinéma Le Rio,178 rue Sous-les-Vignes à Clermont-Ferrand.














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