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Hôpital Sainte-Marie / Photo 7 Jours à Clermont
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Santé mentale : la ville de Clermont et l’hôpital Sainte-Marie resserrent les liens

Parfois liée à la sécurité et à la tranquillité sur l'espace public, la santé mentale fait l'objet d'une attention particulière de la part de la municipalité de Clermont qui renforce aujourd'hui son partenariat avec le Centre Hospitalier Sainte-Marie. L'objectif est d'accroître la prévention et l'efficacité des actions, des différents acteurs grâce à l'apport des spécialistes du secteur.

Selon les statistiques de l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, 1 personne sur 4 est confrontée à un problème de santé mentale au cours de sa vie. La santé mentale, à ne pas confondre avec la psychiatrie, est souvent mal comprise et « victime » d’idées reçues. Pourtant elle devient un enjeu majeur de la société dans un pays où les troubles comportementaux s’inscrivent à la hausse.
Face à la dégradation de la situation qui impacte, in fine, la tranquillité et l’ordre public, la Ville de Clermont et le Centre Hospitalier Sainte-Marie ont décidé de mettre en place un Conseil Local de Santé Mental, renforçant ainsi un partenariat dont les Clermontois les plus fragiles sont les bénéficiaires.
Sandra Grasset a endossé le rôle de coordinatrice du CLSM pour la direction de la santé publique à la ville Clermont.

Tous les habitants de Clermont peuvent être confrontés

7 Jours à Clermont : Pour le Maire de Clermont le partenariat est « symbolique ». Pourquoi est-il nécessaire de resserrer les liens entre l’établissement hospitalier et la ville ?
Sandra Grasset :  La santé mentale concerne tout le monde, quel que soit l’âge, le niveau social, le milieu de vie. Tous les habitants de Clermont peuvent être confrontés à la question de la santé mentale, et pas seulement celle du trouble psychiatrique ; c’est en ce sens que la Ville et les lieux de soins ont une raison de collaborer puisqu’il s’agit aussi de l’aspect prévention du bien-être psychologique.

7JàC : Cela dit vos ne partez pas de zéro  
S. G : Certains liens existaient, mais là, nous avons vraiment ouvert la collaboration sur des axes de prévention et d’information qui effectivement sont plutôt innovants, et ce depuis la création des Conseils Locaux de Santé Mentale

7JàC : la question de la santé mentale évolue-t-elle avec les changements sociétaux ?
S. G : Au niveau de l’impact qu’ont les déterminants de la santé, c’est à dire l’accès aux soins, l’accès aux droits, à la mobilité… de nouveaux paramètres impactent la santé mentale. Il y a de nouveaux enjeux pour les habitants. La santé mentale n’est pas une nouvelle discipline mais aujourd’hui elle est davantage prise en compte parce qu’elle davantage impactée par nos nouveaux modes de vie.

Un enjeu d’information et de sensibilisation

7 Jours à Clermont : Pourquoi est-il nécessaire de renforcer la communication autour de ce sujet ?
Sandra Grasset : La santé mentale est encore mal connue car c’est un sujet tabou. Elle est encore identifiée comme de la maladie psychiatrique alors que ce sont deux choses différentes. Bien sûr, le trouble psy fait partie de la santé mentale, mais pas essentiellement. Il y a donc un enjeu d’information et de sensibilisation parce que les personnes ont encore peur du terme même si encore une fois, on est tous concernés et on a tous un enjeu de pouvoir repérer ce qui nous fait du bien ou au contraire est défavorable à notre bien-être.

7JàC : Est-ce que sur la commune de Clermont, des quartiers sont plus sensibles que d’autres ?
S. G : On ne peut pas focaliser sur des quartiers, bien qu’en parlant des déterminants de la santé, on cumule des facteurs défavorables au bien être. La question du climat, de l’environnement social, de l’environnement familial, de la question de la nature en ville… Tous ces déterminants cumulés sont plus ou moins favorables à la santé mentale mais on ne peut pas faire « une lunette grossissante » sur un quartier plutôt qu’un autre.

7JàC : La santé mentale devient-elle une priorité pour la municipalité ?
S. G : C’est déjà un dossier prioritaire puisque la ville a choisi de mettre en œuvre une direction de la santé publique.  On est dans une phase de décollage avec toutes les actions qui sont déjà menées et qui continuent d’augmenter en terme de volume et de public. On est dans la dynamique d’augmentation de la représentation sur le territoire afin de toucher tous les publics et tous les habitants pour parler de la santé mentale.

En plus des actions de prévention-information et de l’accueil dans des lieux dédiées comme le récent 25 Gisèle Halimi, la ville de Clermont a défini des axes de travail avec ses différents partenaires pour gagner en efficacité sur le terrain. Un outil innovant et totalement unique à Clermont a vu le jour à l’issue des réflexions : le Mentalomètre. Il permet aux professionnels et intervenants de repérer et d’orienter au mieux en fonction de différents niveaux d’urgence.

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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