Bien avant qu’il ne soit contraint à porter un bracelet électronique, Nicolas Sarkozy voulait « une France de propriétaires ». C’était en des temps où chacun de ses jogging était suivi par une horde de photographes, sans doute plus fascinés par ses fonctions ministérielle puis présidentielle qu’émoustillés par son allure en short et chaussures de sport.
L’eau a passé sous les ponts et les paparazzi se sont trouvés d’autres cibles. En matière de logement, Emmanuel Macron a pris le contre-pied de son prédécesseur sans que l’on sache d’ailleurs s’il est conscient de l’impact des politiques mises en œuvre par ses gouvernements. Depuis son arrivée à l’Elysée, les mesures se sont succédé, plus hostiles les unes que les autres aux propriétaires. Un peu, beaucoup , voire énormément.
Trompe-l’œil
La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales ne pouvait évidemment profiter à tous. En France, où l’Etat se révèle incapable de diminuer ses dépenses même lorsqu’elles s’avèrent superflues, tout geste envers certaines catégories de la population s’effectue au détriment d’autres contribuables. Exit donc la taxe d’habitation et mécaniquement les taxes foncières se sont envolées dans des proportions parfois indécentes. Les collectivités locales, ayant perdu une partie de leurs ressources, n’y sont généralement pas allées de main morte.
Normes et réglementations
Parallèlement, les mises en place des DPE (diagnostics de performance énergétique) et DDT (dossier de diagnostic technique) n’ont pas tardé à être suivies par une interdiction de la location des logements les plus énergivores, qualifiées de « passoires thermiques ». Cette réglementation drastique- qui part d’une louable intention (limiter les émissions de CO²)- présente quelques similitudes avec les ZFE en matière de circulation. Là aussi, ce sont les moins bien lotis qui trinquent, en l’occurrence les propriétaires qui n’ont pas les moyens d’effectuer des travaux conséquents. Devenus inlouables, leurs biens subissent une moins-value considérable en cas de revente.
Une addition salée
Cette année, les collectivités locales pourront ajuster leurs taux d’imposition jusqu’à 15%, pour compenser l’inflation et les baisses de dotations venant de l’Etat. L’addition promet donc se révéler salée pour les propriétaires. Et ce n’est pas tout, de nouvelles règles fiscales vont « permettre » de prendre en compte les terrasses et balcons- considérés désormais comme des dépendances. Il suffisait d’y penser… pour accroître la pression fiscale et décourager l’investissement immobilier pourtant indispensable pour garantir un certain équilibre en matière de logement.












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