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Le monde des insectes, souvent méprisé par les êtres humains- photo D.R.
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Quand la petite bête s’invite en littérature

En prévision du colloque "Insectomania", des étudiants-chercheurs du master Littérature Poétique Création de l'Université Clermont Auvergne organisent, ce mardi 18 mai, une journée d'étude sur le thème de l’insecte en littérature.

En prévision du colloque Insectomania, des étudiants-chercheurs du master Littérature Poétique Création de l’Université Clermont Auvergne organisent une journée d’étude sur le thème de l’insecte en littérature. Depuis novembre dernier, quatorze étudiants travaillent sur un projet qu’il ont décidé d’intituler Bestioles & Co. Le 18 mai prochain, une journée d’étude numérique y sera consacrée, le grand public pourra participer à l’événement. Pour cela, c’est très simple, il suffira de se rendre sur la page Facebook: Bestioles & Co. L’être en miniature Journée d’études Masters UCA qui partagera un live. En attendant d’y assister Matthieu Danet et Marine Baugé, deux des étudiants associés au projet, nous en donnent un avant- goût…

 

Regarder différemment les insectes, un choix

Le thème du colloque, c’était Insectomania, donc on avait pas d’autres choix que de travailler sur les insectes. En revanche, on a choisi la façon dont on voulait traiter le sujet” explique Marine Baugé. Après quelques semaines de réflexion et de discussions, les étudiants ont pris la décision de travailler sur le regard péjoratif que la société porte sur l’insecte. Une idée sortie du lot, qui a suscité un véritable engouement. L’objectif est d’utiliser la littérature pour questionner la difficulté de l’être humain à prendre conscience du minuscule dans nos vies aussi bien que dans l’environnement.

La littérature comme outil

Poétiser l’insecte va contribuer à embellir son image” explique Matthieu Danet . Dans Journal 1893 – 1898, Jules Renard écrivait “Quelques gouttes de rosée sur une toile d’araignée, et voilà une rivière de diamants.” La littérature est par conséquent un outil qui permet de changer la perception que l’on a de l’insecte, souvent mal jugé, voire négligé… Mettre en lumière des époques où la littérature utilisait un vocabulaire valorisant à propos des petites bêtes, c’est une autre façon de sensibiliser aux enjeux scientifiques et écologiques de l’érosion de la biodiversité. Le projet de ces 14 étudiants se veut littéraire et non scientifique affirme Marine Baugé.“ Notre travail ne prend pas une dimension scientifique. L’idée ce n’est pas de dire: si les insectes disparaissent, alors nous disparaissons tous. L’enjeu, c’est de renouveler le regard porté sur les insectes grâce à la littérature. C’est un outil qui permet de poser des mots qui ont une dimension méliorative sur les insectes”.  Sans la littérature, les deux étudiants estiment que le projet n’aurait pas pu voir le jour. “ Afin de pousser les gens à percevoir les insectes d’une meilleure manière, nous avons besoin des mots d’écrivains qui étaient le reflet de sociétés où l’insecte ne posait aucun problème” exprime Matthieu Danet.

À propos de l'auteur

Eloïse Gerenton

Animée par l’envie de parler du monde qui l'entoure, Eloïse originaire du Puy-en-Velay a prit la voie du journalisme après l’obtention de son bac Littéraire. Aujourd’hui, étudiante en deuxième année de DUT journalisme à Vichy, elle s'épanouit pleinement dans ce domaine.
Passionnée par la vidéo, Eloïse aime également transmettre l’information par le biais de l’écrit. Les phénomènes environnementaux et sociétaux intéressent particulièrement notre future journaliste.

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