Il est temps de ranger les cahiers, fermer les tiroirs. L’ordinateur est bouclé, verrouillé. Le bonheur est presque total… Presque. Voilà l’heure de faire les bagages : litanie fastidieuse d’objets à n’oublier sous aucun prétexte. Du pull, indispensable en cas d’intempéries répétées, au bermuda, tenue de saison décrétée, en passant par les lunettes de soleil (non pour voir mais pour être vu), l’écran total afin d’éviter de ressembler à un crustacé ou encore les bouquins, que l’on n’a pas eu le temps ou le goût de lire pendant l’année. La valise, gonflée à bloc, gorgée jusqu’à plus soif, est fermée avec la plus extrême des difficultés. Et voilà qu’il faut la rouvrir et tout défaire pour un ultime contrôle en règle. Impeccablement pliés dans un premier temps, pantalons et chemises se retrouvent inévitablement en boules et c’est à coup de pied, cette fois, qu’il faut fermer cette satanée valise.
Cheveux au vent
Partir l’esprit libre et les cheveux au vent ? En principe. Mais auparavant, il faudra contrôler coins et recoins du domicile, inspecter scrupuleusement, faire dix fois le tour de l’appartement. Vacances, liberté ? Pas tout à fait. D’abord, gorger sa voiture d’essence, exercice imposé auquel il faut désormais consacrer un beau chèque. Et réaliser alors que les feux arrière ou le clignotant ne fonctionnent plus. Petit tour chez le garagiste, gros trou dans la caisse. Enfin, le départ. Plus rien ne pourra plus nous arrêter… sauf les bouchons qui se forment dès la sortie de la ville : rouler ainsi à la queue leu-leu, coups de klaxon, l’embrayage en prend un bon coup et les nerfs surchauffent. Première engueulade dans la voiture. « Je te l’avais bien dit… ». Bien plus tard, il y aura l’arrivée, la mer bleue azur, le ciel limpide. Et bientôt, les premières piqûres de moustiques ou de méduses. Comme il fait bon être en vacances…












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