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Marc François.
Photo Fanny Reynaud.
Edito

Petits propos de Noël

2019 va bientôt s'effacer. D'ici la fin de l'année, l'humeur sera à la fête. Avec tout ce que cela implique de préparation, d'impatience et de traditions.

Avant même la fin du mois de décembre viendront les sempiternelles rétrospectives et autres best of dont les médias usent et abusent au carrefour de deux années. Incontournables. Non pas pour leur intérêt, ils n’en présentent pas le moindre. Sincèrement, a-t-on envie de revenir maintenant sur un événement qui s’est déroulé à la fin de l’été ou à l’automne, il y a seulement quelques semaines ? Non, la seule vertu de ces indigestes séquences est de boucher les trous entre les marrons glacés et les truffes au chocolat, en cette période que l’on nomme parfois trêve des confiseurs.

Passages obligés

Sapin qui clignote, guirlandes qui se tortillent et autres boules qui pendouillent: le cortège ininterrompu de l’actualité laisse place pour quelques jours aux rendez-vous familiaux. Recevoir dignement belle-mère, neveux et l’oncle venu d’une région lointaine nécessite bien de prendre quelque distance avec le tourbillon ininterrompu de l’information… A Noël, en effet, il ne s’agit pas simplement de se mettre les pieds en éventail et d’attendre que les cadeaux tombent du ciel. Tiens donc, qu’allez-vous acheter à votre « moitié » ? Il va falloir faire la queue dans des boutiques bondées, attendre aux caisses et faire chauffer la sacro-sainte carte bleue, synonyme d’un compte en banque revu à la baisse… Et pour les courageux qui reçoivent, se mettre aux fourneaux sans oublier de soigner la décoration qui, bien-sûr, doit être festive et de bon goût.

Beaucoup, un peu ou pas du tout

A propos de Noël, faîtes-vous partie des 84% des Français qui affirment aimer cette période de l’année? « Ce que je préfère, c’est la préparation. On peut profiter des choses pendant plusieurs semaines. Ensuite, la fête elle-même passe trop vite » affirme une femme qui ne lésine ni sur les moyens, ni sur le temps pour « réussir » ces fêtes de fin d’année. 84%, cela fait évidemment une majorité écrasante mais l’expérience nous apprend à relativiser les sondages et à les prendre pour ce qu’ils sont. On sait aussi que de nombreuses personnes, souvent isolées, vivent très mal ces séquences imposées, où les souvenirs pèsent et où la solitude malmène.

Parfum d’Alsace

A Clermont, les traditionnels chalets en bois ont envahi la place de la Victoire pour le récurrent marché de Noël, où les effluves de churros ou de barbe à papa aiguisent les papilles. Cette année, ils ont abandonné leur robe rouge agressive pour se contenter d’une plus sobre couleur bois qui sied mieux à ce genre d’événement. Du pied de la cathédrale clermontoise à la plaine d’Alsace, il y a évidemment loin. Evidemment, comparés aux marchés de Colmar, de Strasbourg, de Mulhouse ou de Riquewihr, à l’atmosphère joyeuse et colorée, les nôtres font pâles figures. Mais il faut aussi savoir se contenter de ce que l’on a. Ce sera le cas, le 25 décembre, devant le sapin de Noël lorsque j’ouvrirai mes cadeaux. Il s’agira probablement de faire contre mauvaise fortune bon cœur… J’en ai maintenant l’habitude.

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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