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Photo Laurent Onde.
Culture Mardi

La Mécanique des Ombres pour réfléchir sur l’identité

De jeunes circassiens, danseurs acrobates, amis d’enfance, lorgnent du côté de la danse pour nous livrer, en sweat à capuche et visages cachés, une très actuelle réflexion sur l’identité.

A l’adolescence, ils s’essayent au cirque ensemble, persistent, et se retrouvent en 2014 pour la création chorégraphique Je suis fait du bruit des autres. Dans la continuité de ce projet qu’ils ont cosigné,Mathieu Desseigne, Sylvain Bouillet et Lucien Reynes ont travaillé sur l’écriture d’un trio, né en 2016. Certaines fractions de leurs parcours leur sont communes autant que d’autres les conduisent à des histoires distinctes. Mathieu Desseigne est né en Avignon, la cité des papes, celle du célèbre pont mais aussi du festival de théâtre. Il a été formé au Centre National des Arts du Cirque. Lucien Reynes est passé également par le C.N.A.C. où il se destinait à l’acrobatie. Il est danseur mais aussi comédien. Sylvain Bouillet a connu Mathieu au sein du collectif 2 Temps, 3 Mouvements, il veut transmettre la danse de manière sensible et ludique au plus grand nombre.

Fabrique artistique

Le trio La Mécanique des Ombres  est porté par Naïf Production, une fabrique artistique au sein de laquelle la scène est considérée comme un espace d’aventures collectives où se joue le vivre ensemble. Un lieu de rencontre et d’échanges entre des individus, espace de friction fragile qui cultive les différences et favorise la circulation des mouvements de corps et de pensées.

Une petite humanité

Photo Cédric Matet.

La Mécanique des Ombres est l’histoire de trois jeunes hommes qui se cherchent et tentent de trouver leur image, de tenir debout en s’appuyant sur l’autre. En lutte, en recherche d’identité, les danseurs sont masqués par une sorte d’uniforme identitaire – le jean/sweat à capuche –, anonymes et urbains, égaux, comme clonés, s’influençant, s’endoctrinant les uns les autres, provoquant le trouble. La chorégraphie collective célèbre la force de la fraternité qui unit ces artistes, se soutenant, s’entraidant pour être momentané- ment d’aplomb, comme une petite humanité qui balbutie et qui sonde les frontières de son existence. Avec de grandes séquences très belles, virtuoses, entre la danse et le cirque, la pièce se clôt sur une ronde magnifique.

Mardi 24, mercredi 25, jeudi 26 et vendredi 27 avril à 20h30 à la Maison de la Culture de Clermont, salle Boris-Vian.

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