Dans la métropole clermontoise, composée de 21 communes, 2 maires emblématiques ont décidé de ne pas se représenter pour un mandat supplémentaire de 6 ans*. Ceyrat et Beaumont verront donc obligatoirement une nouvelle personnalité s’installer dans le fauteuil de maire.
Marcel Aledo tire sa révérence après trois mandats
À Royat, où vivent 4 400 habitants, Marcel Aledo (Les Républicains) va quitter un poste qu’il occupe depuis 2008. Il aura ainsi vécu trois campagnes victorieuses et une quatrième durant laquelle il a cédé la tête de liste à Jean-Pierre Lunot, son premier adjoint en charge de la culture, de la communication, du thermalisme, du thermoludisme et du tourisme, également élu au Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Marcel Aledo ne renonce pas à un nouveau mandat de gaieté de cœur, mais la raison l’a emporté. Son épouse l’a un peu poussé à se retirer des affaires, jugeant qu’à 77 ans, après de nombreuses années au service de la collectivité, il était temps pour lui, et pour eux, de se (re)poser.
Jean-Pierre Lunot a donc repris le flambeau sous la bannière Les Républicains et affrontera deux autres listes : une liste d’union de la droite, nommée « Royat nouveau souffle », conduite par Philippe Jouffret, élu au sein de l’actuel conseil municipal, et une liste citoyenne, « Agir pour Royat », menée par Hugo Franck. À noter que la députée et conseillère municipale Delphine Lingemann ne figure sur aucune des trois listes.
Jean-Paul Cuzin : un mandat et puis s’en va
À Beaumont, Jean-Paul Cuzin, élu en 2020, ne se représente pas. Ancien directeur du site Michelin de Ladoux, il pilotait cette ville de 10 000 habitants avec une équipe Divers Centre. À 69 ans, il reste premier vice-président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme en charge des moyens généraux et président du SDIS 63 (Service départemental d’incendie et de secours).
Quatre listes sont déclarées en préfecture pour sa succession :
La liste « La sérénité d’un village et l’énergie d’une ville » (Divers Centre), qui prend la relève de la majorité municipale, est conduite par Jean-François Viguès, actuel adjoint à la jeunesse et aux sports.
Alain Dumeil, maire de Beaumont de 1995 à 2001 puis de 2014 à 2020, réapparaît à la tête d’une liste Divers Droite : « Aimer Beaumont ».
Olivier Devise mène la liste d’union de la gauche : « Le Printemps Beaumontois ».
Aline Faye présente « Un nouveau regard pour Beaumont », une liste sans bord politique marqué.
Le syndrome des maires qui vont se faire remplacer
Bien que tête de liste à Beaumont, Alain Dumeil s’affiche en duo avec son ancien premier adjoint, Damien Martin, expliquant que ce dernier sera associé à l’ensemble des décisions. On retrouve une configuration similaire à Chamalières, où Louis Giscard d’Estaing évoque une bicéphalité avec Claude Aubert pendant deux années, avant de se retirer définitivement.
Cette manière de faire est surprenante pour une élection qui sanctionne généralement l’individu autant que la tendance politique, même si le scrutin est officiellement un scrutin de liste. Les têtes de liste ont donc intérêt à être sûres de pouvoir compter sur leur « poulain » afin de ne pas créer de déception au moment du passage de témoin.
* Éventuellement 7 ans, si le gouvernement entérine l’idée de repousser l’échéance électorale suivante d’un an, afin d’éviter que ne se déroulent, durant l’année 2032, la présidentielle, les législatives et les municipales.













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