On dit que c’est l’un des maux du siècle. Un phénomène qui touche les sociétés les plus évolués. L’obésité, si répandue aux Etats-Unis et pas seulement à cause d’une « malbouffe » chronique, n’épargne pas l’Europe où l’on met pourtant volontiers les petits plats dans les grands.
« Maladie aux causes multiples, elle touche 8 millions de nos concitoyens. Elle est un facteur de risque de pathologies chroniques et a des conséquences psychologiques et sociales majeures. Elle peut se prévenir, notamment dans ses formes sévères … » peut-on lire à son propos sur un site du ministère de la Santé. Selon une étude datant de 2015, plus de la moitié de la population adulte française est en surpoids. Et près de 20% de nos concitoyens se révéleraient franchement obèses. Consommation excessive d’aliments caloriques, prédisposition génétique, pratique sportive insuffisante ou inadaptée, sédentarité excessive, notamment due aux écrans et facteurs environnementaux seraient les principales causes de cet embonpoint largement partagé.
Pas de régime minceur
L’obésité, toutefois, ne touche pas seulement les individus. Que dire, par exemple, de l’administration française. Grassouillette, plantureuse, corpulente, rondouillarde, pléthorique- parfois jusqu’à l’absurde, elle n’a cessé de gonfler au fil des dernières décennies sans jamais subir la moindre cure d’amaigrissement. Aucun responsable digne de ce nom ne s’est réellement penché sur sa santé et n’a tenté de lui prodiguer quelques soins pour lui faire retrouver une ligne convenable. Pas même le gouvernement Barnier que l’on sait à la recherche désespérée de subsides. Il faudra donc attendre pour « dégraisser le mammouth » selon l’expression de l’ancien ministre de l’Education Claude Allègre.
Lourdeurs et indigestion
Organismes en tout genre, agences d’état, plateformes, centres, missions, services, délégations, administration centrale ou territoriale fleurissent ici et là, sans que l’on en mesure très bien la pertinence ou simplement l’intérêt. On sait très bien que les kilos superflus ne sont synonymes ni de pertinence, ni de souplesse, encore moins d’efficience et que « trop d’État tue l’État ». Dans le même temps, il faut bien nourrir cette énorme machine particulièrement ankylosée et goulue. Les millions de contribuables seront là pour leur apporter la becquée et qu’importe si eux-mêmes en sont réduits à trouver la recette indigeste, surtout en des temps où ils doivent se serrer la ceinture. L’État au service des Français à moins que ce ne soit le contraire…









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