On ne peut nier le besoin de communication et de partage de l’être humain qui-après tout- n’est qu’un animal parmi tant d’autres. Or, la plupart des animaux éprouvent le besoin de vivre en communauté ou en famille. La solitude peut devenir un gouffre, un abîme sans retour. En revanche, elle s’avère parfois utile voire délectable, surtout lorsqu’elle est choisie et non subie.
Sans prétendre tout à fait que « L’enfer, c’est les autres », il est bien des occasions où cet « autre » vient semer le trouble et rompre l’harmonie.
Exemples
En vacances, vous êtes seul sur une plage que vous avez déniché, ou mieux avec une créature divine. Le rêve, le bleu de la mer et un soleil qui vous effleure. Et soudain, l’arrivée en fanfare de la famille untel qui vient jeter ses ronds de serviette juste à côté de vous alors que la plage est immense. Les mouflets qui braillent, le casse-croûte qui est de sortie. Et la radio en prime… Insupportable.
Le samedi matin, vous vous êtes dégotté un petit moment de solitude à une terrasse pour lire le journal en buvant un « petit noir ». Détente bien méritée après les péripéties éreintantes de la semaine. Et pan, un type vous reconnaît et vient discuter de la pluie, du beau temps ou du dernier match. Il n’attend qu’un signe pour s’installer à votre table. Le charme est rompu, la journée mal engagée…
Autre exemple de week-end : enfin, vous les avez ce samedi et dimanche « relax », sans rendez-vous, sans dîner, sans la moindre obligation. Un temps pour décompresser vraiment. Ouf ! C’est le moment choisi par un « vieil ami », pas vu depuis plusieurs mois, pour vous appeler et ramener sa fraise. Il sera là ce week-end et voudrait vous voir. Il n’a pas d’endroit pour loger. Comment refuser ? La tuile, la catastrophe…
Au cinéma, l’après-midi, même topo. Un film « confidentiel », une salle quasi-vide. Voilà qui va vous permettre d’installer vos pieds sur le fauteuil de devant et de vous goinfrer de pop corns sans crainte de faire de bruit. Mais pourquoi donc ce type, qui rentre au dernier moment, choisit-il de s’installer à la même rangée que vous ?
Sur la route presque déserte- un plaisir de rouler- pourquoi faut-il que cette voiture ou, pire, un camion sortant d’un petit chemin vienne se coller devant vous. Le conducteur ne pouvait-il pas attendre que vous passiez ?
Sans oublier, le voisin que vous rencontrez en vacances, alors que vous êtes parti à des années-lumière pour vraiment couper les ponts ? On se dit parfois qu’il vaudrait mieux être seul au monde, seul aux prises avec soi-même. Mais il est probable, en réalité, qu’on finirait par s’ennuyer. Enormément…












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