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Photo Fanny Reynaud.
Edito

L’école, c’est aujourd’hui hier…

Ce lundi 3 septembre, ils retrouvent le chemin de l'école. L'incontournable rentrée des classes renvoie certains à leurs cahiers et d'autres à leurs souvenirs...

La rentrée des classes… Une pensée pour les chères têtes blondes qui reprennent la direction des salles et retrouvent cartables, règles, stylos, livres, calculatrices et autres professeurs. Ce moment redouté de l’année, en forme de passage obligé, évoque en chacun de nous une multitude de souvenirs, sans trop d’exception puisque l’école est obligatoire en France et que nul n’est censé y échapper.

La contrainte des horaires

Personnellement, j’ai toujours préféré les figures libres aux figures imposées et je détestais la classe. Elle me privait de liberté, me soumettait à la discipline, me contraignait aux horaires, m’éloignait de la nature et des vagabondages. Elle me plongeait dans l’ennui…Paradoxalement, j’en garde d’excellents souvenirs. Quelques camarades, dont j’ignore pour la plupart ce qu’ils sont devenus, les longues heures passées au bistrot (à partir de l’adolescence) à taquiner le babyfoot, rudoyer le flipper ou encore les parties de ballon dans la cour de récréation me procurent quelque nostalgie lorsque les images- à peine estompées- resurgissent à mon esprit. Et je conserve même de la sympathie pour certains professeurs : celle de français, qui m’aimait bien, celui d’histoire, que je recroise parfois dans d’autres fonctions, ou encore ce prof d’anglais qui m’a fait découvrir Leonard Cohen… Même le prof d’espagnol, pourtant sévère et redouté, m’apparaît aujourd’hui sous un autre jour. On le surnommait La Vaca

Les cours de technologie

Le temps, toutefois, ne saurait tout excuser, ni transformer… L’évocation des cours de technologie, par exemple, pourrait encore me donner des boutons. Quoi de pire que de tenter de réaliser un dessin industriel, muni d’un rapporteur, d’une équerre et de cet objet dangereux que constitue un compas. Et que dire de ce prof de maths à lunettes, amateur de rugby, qui distribuait les heures de retenue comme on transforme un essai. Combien de samedis après-midis sacrifiés sur l’autel de l’algèbre ou de la géométrie… Le latin, langue morte, fut pour moi un tel pensum que je dus l’arrêter immédiatement et irrémédiablement le jour où l’on me sépara de mon voisin sur lequel je copiais depuis des mois, avec sa complicité. Alea jacta est

Le cartable est fin prêt, les cahiers encore vierges, la trousse prête à l’emploi. Reprendre le chemin de l’école. Ce jour, vraiment, n’est pas comme les autres.

À propos de l'auteur

Marc François

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

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