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Le centre sportif clermontois, quartier Saint-Jean, portera le nom d’Édith Tavert, monument du basket féminin

Dans le quartier clermontois Saint-Jean à côté du Lycée Gergovie, le nouveau centre sportif qui verra le jour fin mai 2023, portera le nom d’Édith Tavert.

Ce bâtiment de 4 279 m2, à énergie positive, s’inscrit dans le cadre de la grande opération d’urbanisme programmée dans le quartier Saint-Jean. Le chantier de ce futur centre sportif à été lancé par le maire de Clermont-Ferrand et ses collaborateurs. La pose de la première pierre a également été l’occasion de dévoiler le nom du bâtiment qui s’appellera : Édith Tavert. Le geste s’inscrit dans une volonté de rendre hommage à cette Clermontoise, figure du basket tricolore.

Rayonner à l’international

Édith Tavert faisait partie de la brillante équipe de France d’après guerre (années 1950), dont elle était l’une des joueuses principales aux côtés de Anne-Marie Colchen et Ginette Mazel. C’est la seule équipe de France féminine de basketball médaillée à un Mondial. C’était en 1953, lors du championnat du monde au Chili. Une victoire qui est passé par des défaites. Dans un premier temps, l’équipe avait été battue par les locales (45-35) et les États-Unis (41-37). Très vite, les joueuses françaises ont remonté la pente avec des matchs remportés face au Pérou (61-22), le Brésil (49-37), le Paraguay (58-27) et l’Argentine (48-26). Résultat, la France s’est classée troisième (au point-average, derrière le Chili mais devant le Brésil).

Une carrière puydomoise

La vie de la joueuse ne se résume pas seulement à cette victoire de 1953, c’est aussi une icône du club de l’AS Montferrand. Elle y a consacré la quasi-intégralité de sa carrière (1943-1947 puis 1949-1964) tout en y assurant le rôle de coach à partir de 1950. Elle fut aussi un entraîneur de référence, du Clermont Université Club (1964/1969), qu’elle fit monter de la Régionale à la première division avec Jacky Chazalon comme joueuse étoile. Le 10 mars 2022 elle décède à l’âge de 93 ans, laissant derrière elle une trace inoubliable dans l’histoire du basket féminin français.

 

 

À propos de l'auteur

Eloïse Gerenton

Animée par l’envie de parler du monde qui l'entoure, Eloïse originaire du Puy-en-Velay a pris la voie du journalisme après l’obtention de son bac Littéraire. Aujourd’hui, étudiante en troisième année de licence en journalisme audiovisuel,

1 Commentaire

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  • Excellente initiative clermontoise et particulièrement merci à Christine DULAC ROUGERIE.
    Quel geste et quelle adresse ! Merci
    Je pense que notre capitale Auvergnate se devait de marquer le parcours unique de notre Mère, et aussi d’évoquer tous les bienfaits du sport d’autant plus quand il a été partagé avec tous les publics de l’ASM au CUC.

    PASSION
    Rendre hommage à une championne « amateur », partie de « rien », d’abord athlète puis monitrice, joueuse, capitaine, entraineuse, présidente, dévouée à sa passion sans contrepartie, en total bénévolat,
    PROFESSIONNELLEMENT
    Devenue enseignante d’éducation physique et sportive au lycée Jean d’Arc, de tous sports, puis conseillère départementale à la Jeunesse et aux sports, et enfin conseillère municipale à Vic Le comte

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