L'Essentiel
Bianchi, qui vise un troisième mandat, souligne l'importance d'une équipe cohérente capable de travailler ensemble, malgré des différences d'orientation politique au sein de l'union.
Le candidat prévoit de se concentrer sur des enjeux tels que la transition écologique, la sécurité, et les mobilités, tout en faisant face à des défis budgétaires liés aux politiques nationales qui pourraient impacter les collectivités locales.
Mi-septembre le PS, Parti Socialiste a officialisé l’investiture d’Olivier Bianchi, pour les prochaine élections municipales de mars 2026.
Le maire sortant de Clermont vient à son tour d’officialiser, sans grande surprise, qu’il conduira une liste d’union de la gauche avec, en plus de membres du PS, des représentants des Écologistes, de Génération.s, du Parti Communistes Français, de Place Publique et des Radicaux de Gauche. Cette liste peut si besoin encore s’ouvrir sauf pour LFI tenue à l’écart de cette entente. Le maire-candidat, qui brigue un troisième et dernier mandat, ne valide plus la ligne du parti de Jean-Luc Mélenchon et n’a pas oublié les élections de 2020. Au sein du Conseil municipal, LFI s’était très rapidement positionné du côté des opposants malgré une entente affichée lors du scrutin.
Dans la liste des 55 colistiers, qui sera présentée plus tard, on retrouve des têtes bien connues, mais il y aura des nouveaux entrants. Olivier Bianchi annonce un renouvellement de 10 à 15 personnes.
Proposer un diagnostic et des réponses
À la questions d’éventuelles négociations en cours au sein de l’union, la réponse est très claire “Si on est là tous ensemble c’est que les négociations sont finies. La liste est constituée et les accords sont passés” explique Olivier Bianchi. “Je vais être très transparent. Il y a eu des discutions parce que nous sommes d’accord sur le socle commun, mais nous avons des identités. Je résume à gros traits, certains voulaient un peu plus de social, d’autres un peu plus d’écologie, certains plus européens, d’autres plus internationalistes. Donc la question qui s’est posée était de trouver des points de convergence et des points de ressemblance, malgré certaines choses qui nous séparaient. On est aujourd’hui rassemblé pour proposer un diagnostic et des réponses, ensemble. En fait, il ne faut pas un maire à Clermont, il est déjà là, il faut une équipe cohérente et qui sache vers quoi elle va, pas une équipe qui semble tiraillée. Mais moi, je ne sais pas si l’alliance locale va résister aux grandes tempêtes nationales”.
Le Service Express régional Métropolitain, gros sujet après InspiRe
Le programme officiel du candidat Bianchi ne sera publié qu’à la fin de l’année, mais on connaît déjà les grandes lignes qui reposent sur la réconciliation entre Clermont et les Clermontois, en réaffirmant que la capitale auvergnate est une ville agréable à vivre. Cela passera par un engagement sur les Services Publiques, la poursuite du travail sur la transition écologique et par la coopération territoriale en dehors des étiquettes politiques sur le train et sur l’eau notamment.
Comme l’épineux problème de la sécurité qui n’est pas que du ressort d’une ville, la question des mobilités va encore s’inviter dans la campagne. “Après InspiRe, il faut travailler sur l’aspect ferroviaire. Le SERM est un gros sujet. Le résultat au 20 décembre, c’est que, quand on habite la métropole, on est à moins de 300 mètres d’une station de bus ou moins de 500 mètres des trois lignes structurantes. Mais il faut le constater, quand on sort de la ville à certaines heures ou quand on y rentre, il y a 10, 15, 20 minutes de bouchon, ce qui est sans communes mesures avec les grandes métropoles, calmons nous un peu… mais c’est plus qu’avant. Certains me disent parfois avec violence, que c’est parce qu’ils n’ont pas de solution. Alors, je dis mettons nous autour de la table, le SERM est un beau projet qui permet de fédérer l’État, la Région, l’intercommunalité et la SNCF. Quand je fais reconstruire les haltes ferroviaires du Cendre ou de Pont-du-Château, je mets des outils en oeuvre pour la métropole qui permettront aux pendulaires de trouver enfin une solution.”
Interrogations sur le budget de fonctionnement
InspiRe, le Stade, la grande bibliothèque auront marqué le mandat actuel avec des dépenses importantes pour la métropole et avec “un peu d’endettement”. Pour le candidat PS, de nouveaux engagements doivent être envisagés pour le développement économique, la transition énergétiques des bâtiments privés, pour la voirie des 21 communes. “On ne sera pas dans la même puissance car il ne faut pas que l’endettement se creuse de trop” reprend Olivier Bianchi ajoutant “Pour ce qui est de la ville, c’est différent. La ville n’est pas endettée, les impôts n’ont pas été augmentés et la ville a des moyens pour continuer à investir sur les écoles, les EHPAD, les crèches… sur les compétences qui sont les siennes puisque l’urbanisme et la voirie ont été basculés à la métropole. Le sujet n’est pas tant le budget d’investissement mais le budget de fonctionnement et les mesures que l’État prend à l’encontre des collectivités locales. Si nous n’avons plus les moyens d’agir, cela sera difficile c’est pour cela que le débat budgétaire au niveau national n’est pas anecdotique”.













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