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Le Jardin Lecoq- photo D.R.
Histoire Tourisme Week-End

Jardin Lecoq : des origines qui remontent à 1769

Dans le cadre de Rendez-vous au jardin, Clermont Auvergne Volcans propose ce samedi une visite guidée du jardin Lecoq sur le thème histoire, nature, œuvres d’art. À cette occasion partons à la (re)découverte de ce jardin emblématique clermontois

À cette occasion partons à la (re)découverte de ce jardin emblématique clermontois 

Remontons 20 ans avant la Révolution. En 1769 Antoine Delarbre, un abbé naturaliste, botaniste et géologue, propose à la Ville de Clermont de créer et administrer un jardin botanique. La municipalité accepte et le jardin est réalisé en 1781, près de la porte de Saint-Esprit. Durant les deux décennies suivantes, il est déplacé plusieurs fois et trouve finalement son emplacement définitif, aux alentours de 1800 dans l’enclos des Charitains, un ordre religieux.

L’abbé Delarbre passe le flambeau d’administrateur en 1807 à un autre abbé, Paul-François Lacoste. En 1821 ce n’est plus un abbé mais un pharmacien professeur de minéralogie, qui devient le directeur : Henri Lecoq. Un demi-siècle plus tard sur décision du conseil municipal le jardin botanique devient le jardin Lecoq. 

Et le jardin prend peu à peu la forme qu’on lui connaît aujourd’hui

En 1863, Clermont accueille un concours régional et une exposition horticole. Le paysagiste Paul de Lavenne de Choulot, profite de l’annonce de la manifestation pour obtenir des crédits et propose une réorganisation du jardin à Henri Lecoq, selon un nouveau plan. En trois mois seulement, le lieu change de visage sous les yeux de son directeur qui dirige lui même les travaux. C’est au cours du chantier qu’est créée la fameuse grotte en pierre volcaniques.

En 1868 débute le chantier du chalet du gardien selon les plan de l’architecte François Louis Jarrier inspiré par les pavillons du Bois de Boulogne. Quelques années plus tard il dessine aussi la passerelle métallique. À la bascule du XXe siècle, la ville décide de poser des grilles tout autour du jardin jusqu’alors protégé des intrus par un grand fossé rempli de la boue du bassin lorsqu’il est nettoyé. Le chantier dure 10 ans durant lesquels 5 grandes grilles d’entrée sont installées. La plus majestueuse, côté pyramide, coûte très cher ce qui crée évidemment des débats houleux au sein du Conseil municipal.

L’année 1912 voit l’arrivée de la pergola et de la roseraie alors que la partie botanique historique déménage définitivement dans le quartier de La Charme. Enfin, en 1915 on transfert pierre par pierre un petit morceau du château de Bien-Assis, ancienne propriété du beau-frère de Blaise Pascal, détruite pour permettre l’extension de bâtiments Michelin.

Jardin Lecoq / Photo Eloïse Gerenton
Photo Eloïse Gerenton

Le jardin Lecoq dans la vie clermontoise

Dès lors que le jardin se transforme en jardin Lecoq, il devient le théâtre de la vie clermontoise. On y organise des projections cinéma dès 1924, de nombreux concerts au théâtre de verdure avec des épisodes mémorables du festival Rock au Max. Impossible de   ne pas évoquer les otaries et Banquise, le phoque moine remonté dans un filet de pêcheurs de Boulogne-sur-Mer, au cours de l’hiver 1954  et offert à la ville par le poissonnier de l’avenue Charras.

Mais la vie du jardin, c’est aussi les fermetures tardives par temps de canicule, les jeux pour les enfants, les siestes étudiantes sur les pelouses longtemps interdites et la terrible affaire du « jardin poussiéreux », un qualificatif donné par un journaliste de Télérama voulant évoquer avec beaucoup de maladresse le côté un peu désuet du jardin ; cela avait fait sortir le maire de ses gonds. Malgré tout, le Jardin Lecoq reste un des lieux préférés des habitants de la ville et si on peut aisément en faire le tour, il reste incontournable. 

Rendez-vous au jardin : « Découverte du jardin Lecoq » par Clermont Auvergne Volcans (Auvergne Tourisme) samedi 1er juin à 15h pour découvrir l’histoire, la nature et les œuvres d’art du jardin. Nombre de places limité – Billets à acquérir avant la visite

À propos de l'auteur

Olivier Perrot

Pionnier de la Radio Libre en 1981, Olivier Perrot a été animateur et journaliste notamment sur le réseau Europe 2 avant de devenir responsable communication et événements à la Fnac. Président de Kanti sas, spécialisée dans la communication culturelle, il a décidé de se réinvestir dans l'univers des médias en participant à la création de 7jours à Clermont.

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