The dog days are over 2.0 est une version mise à jour du spectacle de danse imaginé en 2014 par le chorégraphe belge, Jan Martens. Comme la version 1.0, ce nouveau rendez-vous proposé par l’artiste associé de la Comédie de Clermont, interpellera certainement le public qui va devoir intégrer le propos liminaire du créateur, sous peine de rester bloqué face à 8 acteurs-danseurs qui sautent sur scène, 75 minutes durant.
On pourrait de prime abord imaginer que le spectateur se retrouve face à une interminable séance de pogo, fameuse danse qui, selon la légende aurait été inventé par Sid Vicious alors qu’il sautait sans arrêt pour mieux voir les Sex Pistols en train de jouer sur scène. Mais le pogo est désordonné, c’est sa principale caractéristique, tout le contraire de ce que demande Martens à ses performers. The dog days are over 2.0 présente une chorégraphie aussi ordonnée qu’un défilé militaire sous régime dictatorial.
L’abstraction selon Jan Martens
Art ? Divertissement ? Performance sportive ? À chacun de trouver la réponse face à cet objet scénique dénué de dramaturgie, sans effets de scène, sans musique si ce n’est celle des pieds des danseurs qui frappent le sol en cadence. Et si le travail de Jan Martens était devenu au spectacle vivant ce que l’abstraction est à la peinture ? Ici tout est concentré sur l’effort, la transe, le défi qui n’est pas sans rappeler les marathons de danse des années 30 qui conduisaient les participant à l’épuisement physique. Cette épuisement, justement, n’est-ce pas la recherche d’une vérité ultime, incarnée par des danseurs qui paient leur dime en gouttes de sueur à la limite de la transe ? Ici pas de fard ni d’artifice, ils sortent de scènes aussi marqués qu’un athlète après une finale du 800. L’idée n’est pas neuve, on la trouve depuis belle lurette chez les Derviches Tourneurs. Le temps passe, les interrogations restent.
The dog days are over 2.0 par Jan Martens / Cie GRIP, les 25, 26 et 27 novembre 2025 à 20h00 à la Comédie de Clermont, boulverad Mitterrand à Clermont. Réservations en ligne sur le site de la Comédie.













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