On aimerait parfois pouvoir hiberner, tel un ours dans sa tanière ou une marmotte ; se glisser dans les draps et s’abandonner à un sommeil profond, rédempteur et à quelques rêves jusqu’aux prochains beaux jours. Ne serait-ce que pour échapper aux désolants épisodes de cette actualité automnale, faite de promesses de taxes supplémentaires, d’impôts à gogo, de retraites amputées, de réglementations foisonnantes et d’état qui, décidemment, refuse de se réformer, toujours sur le dos du contribuable. On aimerait plonger dans un état d’hypothermie pour ne plus apercevoir ces petits jeux d’appareils politiques et d’egos démesurés toujours au détriment de l’essentiel, du bien commun. On voudrait ne pas voir la France s’enfoncer dans une crise qui n’est pas seulement politique et dont on ne sait pas très bien dans quelle situation elle en sortira. Hiberner pour fuir la réalité … et la médiocrité.
La fin du tunnel
Quoiqu’il en soit le printemps finit toujours par revenir, selon un mécanisme naturel inexorable. Cela démarre par un petit matin plus doux, quelque chose d’impalpable et qui, pourtant, ne trompe pas. Ce moment où les fenêtres s’ouvrent et les cœurs sont plus légers.
De lointaines perspectives
Oui, les beaux jours reviendront ; eu cet égard, quelques perspectives nous ont déjà été données. Au Palais des Congrès de Paris, le parcours du prochain Tour de France a ainsi été présenté et quel plus bel hommage à notre pays que cette épreuve qui le traverse, le sillonne, l’exalte sous le regard d’un public bon enfant et de téléspectateurs du monde entier. En juillet prochain, il fera chaud probablement et la légende du Tour s’enrichira de nouvelles pages. Le parcours 2025 ? Plutôt prometteur, donnant la part belle aux étapes de moyenne montagne, aux terrains accidentés sans excès. « L’idée est de maintenir le suspense le plus longtemps possible… » a expliqué Christian Prudhomme, le directeur de l’épreuve. On peut tout de même s’étonner (ou regretter) cette double ascension de l’Alpe d’Huez, deux jours consécutifs, tant le plaisir est davantage dans la diversité des difficultés et des paysages que dans leur répétition. En matière d’innovation, on a déjà connu mieux.
Le Tour, ce sera pour plus tard. D’ici là, bonne nuit… ou plutôt bel hiver (et fin d’automne) à tous !
Marc François











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