On peut avoir une vision binaire des choses : le jour, la nuit ; l’ombre et la lumière ; la droite, la gauche ; le blanc, le noir ; le plus, le moins ; les hommes, les femmes ; les jeunes, les vieux ; le vrai, le faux ; la réalité, la fiction ; la guerre, la paix ; les humains, les animaux ; les autres, soi-même ; la vie, la mort ; le bien, le mal. Cette perception correspond en bien des cas à une forme de réalité. Mais elle se révèle pour autant limitée, imparfaite, grossière.
Au milieu de…
La vie, comme le monde, est aussi affaire de contrastes, de nuances, de couleurs, de gradations, de clair-obscur, de petits pas, de détails, de variétés, de petites différences, d’évolutions, de particularités, de fluctuations, de contradictions et même d’équivoques.
Le cycle de l’année en est une expression naturelle et incontestable, avec ses saisons : l’hiver et l’été, certes, mais aussi le printemps et l’automne, périodes d’entre-deux, d’oscillations. Les journées elles-mêmes sont subtiles : le crépuscule fait-il partie du jour ou de la nuit ? À moins qu’il ne soit tout simplement le crépuscule. Et le matin ne ressemble pas tout à fait à l’après-midi.
Agnostiques et amoureux
Cette perception peut s’appliquer à la religion. Les croyants s’opposent aux athées. Mais la sagesse ou une forme d’humilité peut conduire plutôt vers l’agnosticisme, faute de révélation plutôt que par absence délibérée de choix. Ne pas croire, ne pas refuser, ne rien affirmer.
La vie amoureuse se révèle pleine de variations, de degrés, de particularités, de disparités. Finalement, on n’aime jamais deux personnes de la même manière et les sentiments eux-mêmes se transforment ou déclinent, surgissent et s’abiment, hésitent ou s’imposent, vont et viennent. On peut aimer un peu ou pas tout à fait ; aimer en fait de mille façons.
Bref, le monde et la société sont complexes comme l’est l’esprit humain. Simples et parfois confus ou tortueux. Quant à la vérité, n’est-elle pas elle-même relative ?
Marc François











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