Accueil » Edito » Une comédie qui n’en finit pas
Grande cour de l'Hôtel Matignon Photo ScareCriterion12 Wikipédia sous Licence 4.0 Int
Grande cour de l'Hôtel Matignon Photo ScareCriterion12 Wikipédia sous Licence 4.0 Int.
Edito

Une comédie qui n’en finit pas

L’image donnée actuellement par nos responsables politiques est affligeante, une véritable comédie. Le destin du pays est en jeu mais compte-t-il vraiment à leurs yeux ?

Le spectacle offert actuellement au sommet de l’État n’est pas ragoûtant. Et s’il exaspère au plus haut point nos compatriotes, il est hélas finalement révélateur. Les appareils politiques et les personnalités qui les dirigent font évidemment passer leurs intérêts partisans et personnels bien avant l’avenir du pays. L’objectif étant pour les uns de se placer pour le mieux dans la perspective de l’échéance présidentielle, pour les autres de sauver leur siège de député. Qu’importe si les Français tirent le diable par la queue, si la dette explose, si l’insécurité n’a rien d’un sentiment, si le pays décline. Ces gens-là, pour le moment, ont mieux à faire que de s’occuper de ce genre de contingences, c’est leur propre situation qui avant tout les préoccupe.

Courage, fuyons…

Dans le camp présidentiel, sentant le vent tourner et la bérézina inévitable, c’est le sauve qui peut général, la priorité étant de renier sa proximité avec un chef de l’Etat désormais radioactif, de ne surtout pas endosser un héritage, il est vrai, peu enviable…

Les coups de couteau dans le dos se succèdent… Après tout, l’exemple ne vient-il pas d’Emmanuel Macron lui-même qui n’avait pas hésité à trahir son mentor, François Hollande. Les nouveaux judas s’appellent, entre autre, Edouard Philippe et  Gabriel Attal qui se verraient bien à l’Elysée et sont prêts à tous les reniements pour y parvenir. Quant à Elizabeth Borne, la grande prêtresse de la réforme des retraites, elle est disposée à jeter celle-ci à la poubelle pour sauver quelques meubles.

Seul mais inflexible

Personnage central de cette comédie qui n’en finit pas, le président, isolé, continue à gagner du temps. Il panthéonise, se pavane à l’étranger quand le système lui tourne le dos, que les rats quittent le navire, que Le Point, hebdomadaire connu pour ses positions modérées voire centriste, titre : « Monsieur le Président sortez la tête haute ». Il persiste à vouloir réunir un « bloc central » qui n’existe pas et tente encore de tirer les ficelles. Son seul but est d’exister jusqu’au bout quitte à pratiquer la politique de la terre brûlée.

À droite, les Républicains ragaillardis par les dernières séquences se verraient bien tirer les marrons du feu, malgré des sondages qui ne leur sont guère favorables. Mais au sein de leur état-major, la guerre des chefs fait rage entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, chacun plaçant ses pions pour mieux fragiliser son adversaire. Le duel n’a pas été tranché par les élections internes du printemps dernier et il va laisser des traces indélébiles. Et que dire du Parti Socialiste, entaché par ses mauvaises fréquentations…

 

 

Partager :

À propos de l'auteur

Marc François

A débuté le métier de journaliste parallèlement sur une radio libre et en presse écrite dans les années 80. Correspondant de plusieurs médias nationaux, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Info Magazine (Clermont, Limoges, Allier) pendant 9 ans, il a présidé le Club de la Presse Clermont-Auvergne entre 2009 et 2013. Il est l’initiateur de 7 Jours à Clermont.

Commenter

Cliquez ici pour commenter

Sponsorisé

Les infos dans votre boite

Sponsorisé