La “bataille” pour la présidence de Clermont Auvergne Métropole s’est finalement révélée plus animée que ce que l’on aurait pu imaginer.
Il y a d’abord eu le “métropédaladge” du maire de Clermont, Julien Bony qui avait juré, durant toute la campagne municipale, et même bien avant, qu’il ne serait pas maire et président de la métropole, et qui avait finalement, posé sa candidature. Il y a eu, la veille du scrutin, la candidature surprise de la députée et conseillère municipale LFI, Marianne Maximi, qui trouvait que le groupe des prétendants au trône métropolitain était trop bleu et trop masculin. Et puis il y avait la présence des challengers, deux sortants réélus, Hervé Prononce et Sylvain Casildas maire d’Aubière, qui au petit matin de ce 24 avril, a finalement décidé de retirer sa candidature, laissant la voie libre pour Julien Bony et Hervé Prononce, la candidature de Marianne Maxime tenant avant tout du symbole.
Et à la fin, c’est Hervé Prononce qui gagne
Un seul tour aura finalement suffit pour redessiner la nouvelle assemblée métropolitaine. Sur 84 élus, 2 ont décidé de ne pas se prononcer en votant blanc.
Julien Bony a obtenu 31 voix, quand Hervé Prononce en a décroché 48, soit 17 voix d’écart. La victoire donc assez nette pour le maire du Cendre (qui navigue sous pavillon Horizons, le parti d’Édouard Philippe), homme expérimenté de la politique locale, qui connaît parfaitement bien le fonctionnement de l’institution dont il était jusqu’alors 4e vice-président, en charge de dossiers particulièrement importants : finances et budget, contrôle de gestion et mutualisation.
Julien Bony obtient un petit lot de consolation, le poste de 1er vice-président, qui ne lui permettra cependant pas d’utiliser le levier métropolitain pour servir les intérêts de la ville centre.
À l’issue du conseil, au micro de nos confrères de Radio Scoop, le président sortant, Olivier Bianchi, a résumé la situation dans laquelle se retrouve aujourd’hui son successeur à la mairie, “C’est ici que tout se passe. Il est maintenant un maire à moitié vide. Il aura les écoles, les Ehpad et l’état civil. Et ici, il y aura le développement économique, l’enseignement supérieur et la recherche, le tourisme, la culture, l’urbanisme, les voiries… L’outil métropolitain, c’est l’outil stratégique de développement du territoire”.













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