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La Coopé accueille Dominique A ce mardi 15 mai- photo Vincent Delerm.
Mardi Rencontre

Dominique A va électriser la Coopé

Ce mardi 15 mai, Dominique A sera sur la scène de la Coopérative de Mai. Cette année 2018 s’annonce très chargée pour ce pilier de la chanson rock hexagonale, puisqu’il sort deux albums et lance une tournée. Trois ans après, il est de retour rue Serge Gainsbourg à Clermont-Ferrand.

7 Jours à Clermont : Vous sortez deux albums cette année, “Toute latitude”  en avril et “La fragilité” en septembre. Pourquoi cette double proposition?

Dominique A : Pour varier les plaisirs, je dirais. Pour en quelque sorte profiter du fait qu’aujourd’hui les cartes de l’industrie du disque sont un peu rebattues par le numérique. Des projets comme celui-là qui étaient plus difficilement envisageables, alors que tout se casse la gueule maintenant, sont plus faciles à réaliser, paradoxalement. J’aime bien passer d’un exercice à un projet plus solitaire et j’avais cette idée de ne pas faire la même tournée. En général, je pars pour une année et je ne voulais pas m’user comme sur des tours de chants précédents, user aussi les chansons et le répertoire. La meilleure façon de ne pas connaître cela, c’était de se scinder en deux et de proposer des choses différentes pour les tournées. C’était donc l’occasion de faire deux disques. J’ai lancé le projet un peu comme une boutade.

7 J.A.C : Pour l’album “Toute latitude” tout est parti d’une boîte à rythmes. Expliquez-nous…

D.A : Il n’y pas grand chose à expliquer. J’ai acheté une boîte à rythmes et je me suis amusé avec. Pour moi, elle était juste un point de repère, afin que mes batteurs Etienne et Sacha puissent s’amuser. Finalement, nous nous sommes retrouvés avec une machine qui ne voulait plus partir. Nous l’avons gardée telle quelle et nous avons tournée autour. Les morceaux sont vraiment articulés autour de cette boîte à rythmes. Ce n’était pas spécifiquement prévu.

« Le plus fluide possible… »

7 J.A.C :  Plus on s’enfonce dans le disque, plus on a l’impression que les ambiances sont denses, électroniques, avec des tensions assez vives. Pourquoi avez-vous choisi ce ton?

D.A : Ce n’était pas vraiment choisi,  je me suis retrouvé avec cette tonalité-là quand j’avançais à la découverte de mon disque. Je voyais que cela devenait très sombre. Au début du disque j’ai fait en sorte que ce l’on ne soit pas toute de suite dans la forêt, dans la jungle. Il fallait un peu de lumière pour avoir envie de s’engager sur le chemin. A partir du quatrième morceau, le disque prend une autre tournure. C’était une façon de de ne pas décourager les gens qui me suivent depuis peu de temps. Après j’ai voulu que ce soit moins étouffant, le plus fluide possible. L’assemblage des morceaux réserve aussi des surprises.

7 J.A.C : Vous êtes venu à Clermont-Ferrand à plusieurs reprises,  la dernière fois c’était déjà à la Coopé il y a trois ans. Quel souvenir gardez-vous de votre passage dans cette ville?

D.A : J’ai un bon souvenir. C’était pendant le festival Europavox. Je me souviens m’être arrêté dans la boutique du label clermontois Kutu Records. J’y avais fait une petite razzia. Souvent on se souvient plus des à côtés que du concert lui-même. Je m’attendais à un public sur la réserve et en fait pendant le concert les gens étaient assez expansifs.

« Je n’ai jamais donné de concerts plan-plan »

7 J.A.C : Qu’allez vous proposer sur scène le 15 mai?

D.A :  Strictement la même chose que les semaines précédentes ! (Rires)  Tout est très écrit, cela ne varie pas beaucoup d’un concert à l’autre. Le disque est assez rock et électrique donc sur scène c’est pareil. Il y a des batteries, des guitares saturées. Il faut donc prévenir les fans de chanson française calme. Je n’ai pourtant jamais donné de concerts plan-plan. Je vais vraiment proposer le son du disque.

7 J.A.C : Donnez-nous trois raisons indiscutables de venir vous voir sur scène…

D.A : Je vous dissuaderais plutôt de venir me voir! Je ne suis pas assez positif pour répondre à ce genre de questions. ( Rires)  

Mardi 15 mai à 20h30 à La Coopérative de Mai, rue Serge Gainsbourg à Clermont.

À propos de l'auteur

Catherine Lopes

Catherine Lopes

Journaliste diplômée de l’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille, Catherine arrive en Auvergne en 2006 et fait ses armes sur Clermont Première. Après plusieurs années de collaboration,  elle découvre ensuite le monde de la pige et travaille pour plusieurs sociétés de production. Elle écrit aussi pour le web et fait de la radio. Véritable touche à tout, Catherine aime avant tout raconter des histoires.

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