L'Essentiel
Le Collectif des usagers, représenté par Stéphanie Picard, a adressé un courrier à Jean Castex pour rappeler les promesses non tenues et les retards importants de la ligne, tout en insistant sur la nécessité de remplacer les rames Corail vétustes et de garantir la fiabilité du service.
Les usagers réclament également le gel des tarifs jusqu’en 2028 après une récente augmentation jugée provocatrice, ainsi qu'une amélioration des infrastructures pour réduire les retards, tout en mettant en garde sur le fait que l'acquisition de nouvelles rames Oxygène est essentielle pour l'avenir du service ferroviaire.
Jean Castex, nommé président de la SNCF a hérité des dossiers de son prédécesseur parmi lesquels figure la liaison Clermont-Paris. L’ancien premier ministre n’a pas découvert la problématique en prenant ses fonctions puisqu’avant même sa nomination, il a passé un oral devant les parlementaires. Il a d’ailleurs annoncé une visite prochaine à Clermont, argumentant que ce déplacement était obligatoire pour faire le point sur le dossier.
Avant son déplacement officiel, le Collectif des usagers a envoyé une sorte de courrier de bienvenue au nouveau président, courrier dont étaient aussi destinataires Sébastien Lecornu actuel premier ministre et Philippe Tabarot qui est resté ministre en charge des transports malgré les derniers remaniements et qui, par conséquent, connaît parfaitement bien le dossier.
Le discours du collectif représenté par Stéphanie Picard n’a pas vraiment évolué, mais maintient la pression sur la SNCF en rappelant à son nouveau président, ce qui est en cours, ce qui a été promis, et aussi le récit de certains grands retards dont celui qui a valu à la liaison le sobriquet de « ligne de la honte ». Les attentes se situent toujours à deux niveaux. Le premier reste la fiabilité de la ligne et le remplacement des vétustes rames Corail tractées par des motrice à bout de souffle, le second sur l’après mise en service des rames Oxygène et les évolutions du service à partir de 2028.
Le Collectif des usagers demande à nouveau le gel des tarifs
Sur le service actuel, le Collectif des usagers remet la question de la tarification sur le tapis avec l’augmentation tarifaire moyenne de 1,9% pour les Intercités contre 1,5% pour les TGV constatée en 2025. Il rappelle à Jean Castex que le gel des tarifs jusqu’en 2028 est demandé depuis de nombreuses années, un gel que le ministre Clément Beaune avait accordé sur l’année 2024. Localement, l’augmentation tarifaire avait été perçue comme une provocation et avait déclenché l’organisation des deux trains de la colère en avril. Le collectif réclame également un meilleur élagage de la végétation et des installations permanentes de contre-sens en particulier entre Nevers et Montargis, permettant aux trains de circuler sur la voie prévue normalement pour le sens inverse et de limiter les retards en cas d’incident.
Pour l’après 2028 le Collectif des usagers met en garde le patron de la SNCF sur le fait que l’acquisition d’une ou deux rames Oxygène supplémentaire (12 commandées) permettrait de garantir la robustesse de la ligne et souligne que le nouveau matériel n’offrira pas de gain de temps pour se rendre dans une métropole dont le développement souffre du sous-équipement ferroviaire, « le tiers-monde » selon l’expression du président de Michelin.












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