L’association Trisomie 21 Puy-de-Dôme, a récemment organisé la 18e édition de l’événement 1001 petits déjeuners, opération annuelle qui, chaque mois de novembre, est un rendez-vous incontournable de la convivialité et de l’action bénévole au bénéfice des personnes porteuses de Trisomie ou de handicap mental.
Toutes les personnes qui avait commandé, pour 6 euros seulement, leur petit déjeuner, ont vu, le jour J, arriver chez eux, un livreur porteur d’une box préparée par un jeune de l’association.
« Ouvrir le champ des possibles sur le monde du handicap »
7 Jours à Clermont : Quel est l’objectif de cette opération préparée dans les locaux du CE Michelin ?
Nicolas Jacquet : L’objectif global de cette opération, est de faire découvrir à la population, les capacités qu’ont nos jeunes de l’association Trisomie 21, à mener une action d’une telle envergure. Ils sont dans les préparations des petits-déjeuners pour la livraison, lundi auprès des professionnels, et dimanche matin auprès des particuliers. Ils montrent ainsi leur capacité à intégrer un emploi en milieu ordinaire.
Aujourd’hui nous remplissons les boites avec les produits qui n’ont pas de péremption, et demain, nous compléterons avec les produits frais. Cela revient à 6€ par panier livré, qui est assez complet. (Viennoiserie, pain, yaourt, boisson, thé, café, petits cadeaux de nos partenaires). Cela met en avant le travail de l’association Trisomie 21.
7 JàC : Combien avez-vous d’adhérents au sein de cette association ?
N. J : Actuellement, nous avons une soixantaine de familles adhérentes à l’association. Parallèlement, cette dernière gère des logements autonomes accompagnés d’éducateurs, et aussi un ESAT hors les murs (Établissements ou services d’aide par le travail) qui fait des mises à disposition dans les entreprises, sans que celles-ci n’aient à embaucher directement les personnes. Ces dernières, qui travaillent dans ces lieux, ont un suivi de la part des éducateurs, au quotidien.
7JàC : Des partenaires comme les filles de l’ASM Rugby Féminin et les filles du Clermont Foot Féminin sont associées à cette journée, tout cela est très positif pour vous ?
N. J : Les filles de l’ASM Rugby Féminin sont partenaires de notre association. C’est une manière de sensibiliser le sport de haut niveau au monde du handicap. Cette année, nous avons la chance également d’avoir les filles du Clermont-Foot, qui viennent nous rejoindre. Cela vient ouvrir le champ des possibles sur le monde du handicap.
7JàC : Les moyens d’accompagnement sont-ils suffisants aujourd’hui ?
Nicolas Jacquet : Les moyens ne seront jamais suffisants, puisque l’accompagnement n’est pas toujours évident, mais aujourd’hui les mentalités bougent, et les personnes en situation de handicap sont de mieux en mieux entourées. Cela évolue dans le bon sens.
« Faire perdurer toutes ces initiatives d’inclusion »
7 Jours à Clermont : La prise en charge précoce est importante dès que le diagnostic est posé ?
Nicolas Jacquet : Oui, tout à fait, il faut intervenir le plutôt possible. Ce sont des personnes qui ont des capacités énormes, mais qui nécessitent un suivi précoce, régulier, et pérenne. Je prends l’exemple de mon fils qui a débuté l’orthophonie, et la kiné, à l’âge de 6 mois. Aujourd’hui à 20 ans, il a encore des séances de ce type. Cela lui permet d’avancer. Il est à la plonge au centre Jean Perrin, donc complètement intégré dans le monde du travail. Côté sport, il fait du basket avec l’association Altis, qui permet aux personnes en situation de handicap, de pratiquer du sport de manière adapté. Il fait aussi de l’escrime dans le milieu ordinaire. Il est épanoui dans sa vie, grâce à toutes les personnes qui gravitent autour de son projet. Avoir une équipe pluridisciplinaire à ses côtés, est indispensable, pour avancer.
7JàC : Des projets à venir au sein de votre association ?
N. J : L’idée est de pérenniser ces manifestations autour des petits déjeuners, chaque année, car c’est une opération qui rassemble environ 400 bénévoles. Les projets d’avenir sont de faire perdurer toutes ces initiatives d’inclusion pour nos jeunes

Marie Kill joueuse de l’ASM Rugby Féminin, partenaire de cette association
« Nous sommes marraines de cette association Trisomie 21 » Explique Marie Kill « Pour ma part, c’est la seconde fois que je participe à cette manifestation autour des petits déjeuners. Le club est bien représenté avec une vingtaine de joueuses présentes. Cela montre bien l’engouement qu’il y a autour de cet événement. Tout cela est très positif, et dès qu’il y a ce genre d’actualité, les filles se mobilisent amplement. Nous sommes très proches des personnes du territoire, et notamment des personnes en situation de handicap. Le sport est un vrai levier pour l’inclusion, et à travers nos différentes actions, nous œuvrons dans ce sens là. »













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