On se doutait que la saison ne serait pas une partie de plaisir pour le Clermont Foot, après son éviction de la Ligue 1. Quand les rêves cessent au petit matin et que les draps sont défaits, il faut bien en revenir aux dures réalités du quotidien. Bref, le club est redescendu de son nuage et l’atterrissage, bien sûr, ne va pas sans heurts. L’arrivée à l’automne d’un nouvel entraîneur Laurent Battles – « l’homme de la situation » selon le président Ahmet Schaefer- succédant au météorique Sébastien Bichard n’a pas tout à fait dissipé l’inquiétude concernant l’avenir immédiat de la structure. D’autant que son classement, en queue de peloton, peut donner quelques frissons aux plus fidèles supporters, un peu déconfits par la tournure des événements. Pendant ce temps, le Stade Gabriel-Montpied est en pleine phase d’agrandissement. Il serait dommage (et paradoxal) qu’il accueille des rencontres de National lorsqu’il sera doté d’une capacité de 17.000 spectateurs, à l’automne prochain.
Un horizon flou pour le Clermont Foot
La question serait presque existentielle ou philosophique si elle n’était avant tout sportive ou économique : quelle est la finalité d’un club comme le Clermont Foot dans un sport écrasé par l’argent, où seuls les moyens financiers peuvent apporter le succès s’ils ne le garantissent pas ? Quel est donc aujourd’hui l’objectif poursuivi par les dirigeants de la structure clermontoise ? Tenter coûte que coûte de retrouver les rangs de la Ligue 1 ? Si oui, à partir de quel modèle économique et de quelle équipe ? Dans quel délai et avec quelle ambition sportive à moyen terme ? Ou bien simplement s’ancrer en Ligue 2, un championnat aujourd’hui sponsorisé par un fabricant indien de pneumatiques ? Faire du yoyo entre les deux échelons supérieurs ? La seule ambition est-elle d’enraciner le club dans l’univers professionnel ? D’occuper le terrain en quelque sorte tout en se fixant des perspectives limitées ? On espère, sans en être tout à fait sûr, que les responsables du Clermont Foot sont en mesure de répondre à ces interrogations, sachant que dans le sport de compétition, les résultats sont essentiels et que le public se révèle à la fois exigeant et versatile.
A chacun son rôle
Les joueurs au maillot rouge et au short bleu sont sans doute loin de ces préoccupations. Leur regard, plus prosaïquement, est porté vers la prochaine rencontre, vendredi à domicile, face à Bastia. Et elle ne sera pas sans conséquence immédiate.









Personnellement, j’ai beaucoup de respect pour l’actuel dirigeant du club puisqu’il a su faire monter le club au plus haut niveau. Il me semble impossible pour le club de retrouver ce niveau en raison de la concurrence accrue et des ressources limitées.
En outre, des contraintes financières et structurelles pourraient poser problème : la capacité du stade ne serait pas le sujet, mais plutôt comment faire évoluer l’offre actuelle.
Un autre club a toujours ce même problème avec ses 25 000 places : le MMArena, rebaptisé stade Marie Marvingt au Mans.
Continuer de jouer au mieux devant 3 500 à 5 000 personnes, n’est pas viable sur le long terme. L’ancien Président l’avait bien compris, d’où son quasi immobilisme concernant les investissements, notamment structurel.
L’équipe de la métropole, a elle, mis beaucoup trop de temps à valider le ‘Grand Stade’, projet qui aurait dû l’être dès son premier mandat. Après, on pourra toujours argumenter que le club aurait pu ne jamais connaitre la Ligue 1…
Actuellement, si l’on regarde bien, ce sont les récents résultats sportifs trop irréguliers qui font qu’une remontée rapide du club en Ligue 1 doit être considérée comme utopique.
Film d’Ambroise Rateau.